Chimamanda Ngozi Adichie

 » La virilité est une cage exiguë, rigide, et nous y enfermons les garçons. Nous leur apprenons à dissimuler leur vrai moi. Ce que nous faisons de pire aux hommes – en les convainquant que la dureté est une obligation – , c’est de les laisser avec un ego très fragile. Quant aux filles, nos torts envers elles sont encore plus graves parce que nous les élevons de façon à ce qu’elles ménagent l’ego fragile des hommes. »

Cette analyse de la romancière nigériane Chimamanda Ngozi Adichie a résonné dans mon esprit. Je ne sais pas à quel point ce constat se vérifie, en France en tout cas, mais il me semble que je comprends très bien ce qu’elle veut dire. Beaucoup de choses sont abordées en très peu de mots: le poids de l’éducation, et donc la responsabilité des mères, le tort porté aux deux sexes d’une éducation sexiste, qui enferme chacun dans un carcan, le fait que les hommes peuvent donc aussi souffrir d’une éducation sexiste… Et puis il y a cette idée qu’en tant que femme nous avons une forme de pression pour ne pas menacer l’ego des hommes. Il m’arrive de ressentir exactement cela, mais je n’avais pas encore mis de mots dessus.

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Dans le nouveau magazine Flow

On ne peut pas maitriser la vie. Nous ne pouvons même pas nous diriger nous-mêmes, nous faisns souvent des choses que nous savons stupides ou mauvaises. Tout cela n’est pas grave, tant que nous acceptons l’idée que nous sommes des êtres imparfaits et que tous les souhaits ne peuvent être accomplis.

Antoine Mooij

L’illusion de notre société a longtemps résidé dans l’idée que le bonheur ne peut être atteint qu’en faisant de son mieux.

Rob Brandsma

Ces deux phrases, et d’autre encore, me parlent….

Je me disais justement que j’en avais un peu marre de l’orthorexie ambiante, et je suis tombée sur…

« L’idéologie nutritionniste est coupable d’avoir forgé des mythes pernicieux : par exemple, que le nutriment est plus important que l’aliment. On voit le résultat chez les Américains : aucun peuple ne se préoccupe autant des conséquences pour sa santé de ses choix alimentaires, et pourtant aucun peuple ne souffre autant de problème de santé lié à son alimentation. »

Extrait d’une interview dans Libération de Michael Pollan, 59 ans, auteur scientifique, journaliste au New York Times et professeur de journalisme à l’université de Berkeley, auteur du  » Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments ».