Lille aux enfants

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Nous voilà à Lille dans ma famille. Un nouveau trajet en train. Cette fois-ci dans un espace réservé aux familles, donc situé près des toilettes, de la table à langer, et avec des gens a priori compréhensifs sur le niveau sonore. Mes enfants ne sont pas particulièrement bruyants en principe – enfin, Petit Chat oui, quand il le veut, mais j’arrive à peu près à le contrôler quand on est dans le train – mais l’autre jour je devais être le seul parent de la rame à ne pas occuper ses enfants avec une tablette, un smartphone ou une console de jeux. C’est  donc forcément un peu plus bruyant. Mais d’une part je n’ai pas de tablette, pas de films sur mon ordi, et pas de jeu sur mon téléphone, et d’autre part je trouve que Petit Chat est trop petit pour passer autant de temps devant un écran.

Donc on colle des autocollants, on lit des histoires, on dessine, on va au toilettes se changer, on se balade sous la table, on enlève ses chaussures et ses chaussettes, on les cache, on les cherche, on se met du feutre sur la figure, on fait semblant de faire la sieste, on mange des chips aux crevettes, on poursuit le contrôleur à travers les wagons, car il a la flemme de venir débloquer la porte des toilettes, on mange des bonbons qui piquent (côté diététique, je ne revendique par grand chose pendant ces trajets), on fait des calins, on observe les autres passagers avec beaucoup d’attention…Je précise que le « on » de la phrase précédente ne me concerne pas souvent, mais plutôt mes enfants.

Petite Sirène adore prendre le train. Et moi? Je suis partagée entre le plaisir et le petit goût d’aventure qui est très sympa, et l’attention nécessaire pour que tout se passe bien, et qu’on ne gêne pas les autres passagers.

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Pâques

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Petite Sirène avec Fripouille, la mascotte de sa classe, en vadrouille avec nous pour Pâques

 

Un bon week-end de Pâques avec les soeurs de mon chéri.

En Auvergne, où il a neigé. J’étais un peu crevée: contrecoup du déménagement, fatigue de la semaine? Mais passer trois jours tranquilles avec les deux super tatas et leur famille m’a bien détendue. Les enfants ont adoré voir leurs cousines. Petite Sirène a beaucoup rigolé, elle qui a l’air si calme quand elle est juste avec nous, ses parents. Petit Chat s’est fait chouchouté par les plus grandes. On a mangé du chocolat et du fromage. On a emmené les enfants dans le beau parc de la Bourboule, avec de grandes pelouses, un torrent, des toboggans à gogo et même une tyrolienne.

Dans la voiture, on a pas mal écouté les chansons du dernier album de Dominique A: Eleor. Je suis vraiment très fan. En particulier d' »Eleor » justement. J’aime les paroles, les arrangements (je dis arrangements, mais je pense simplement accompagnement musical, que je trouve très très réussi, presque comme une voix en plus).

Sinon, j’ai très envie d’aller au ciné, de me balader en ville sans rien faire de précis…mais je n’ose pas prendre une demi-journée pour ça. Les enfants ont eu la grippe chacun à leur tour les deux dernières semaines, il y a la grève jeudi, des meubles à acheter, et mon boulot qui m’appelle de sa petite voix persistante…Je n’arrive pas encore à me dégager du temps pour ne rien faire: ça me fait culpabiliser, alors même que je suis sûre que ça me ferait beaucoup de bien. 

J’aimerais raconter plein d’autres choses, et j’ai plein d’autres choses à raconter d’ailleurs, mais j’ai la tête un peu trop pleine en ce moment, entre les cartons à défaire, ma to-do liste qui déborde…Ce sera pour un autre soir où je serai plus détendue. 

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Petit Chat croit qu’il peut diriger son papa en lui tirant les oreilles

Dimanche de presque printemps

C’est le dernier week-end dans notre appartement. La semaine prochaine, nous déménageons. Nous avons presque fini nos modestes travaux dans la maison: il ne nous reste plus qu’à coller le lino et poser les plinthes dans les chambres des enfants. En vrai, il y plein de choses à faire après, mais on avait juste décidé de refaire ces deux chambres avant d’emménager.

Si nous n’avions pas eu ces travaux, on serait sans doute partis grimper: c’est le cas de pas mal de nos copains grimpeurs, car il fait très beau et très doux pour la saison. Bah, ce sera pour dans quelques semaines. En attendant, c’est très sympa de trainer dans le jardin de la nouvelle maison avec les enfants qui jouent à cache cache, pendant que l’autre avance les travaux (et réciproquement…).

Ce matin, je suis allée faire une sortie de marche nordique un peu plus longue que d’habitude: 1h30, et un peu plus de 10 km, je n’ai pas compté exactement.  Je n’ai pas marché vite, mais j’ai bien profité du soleil, de l’air frais, des ombres des arbres et de la vue des premières fleurs dans le grand parc pas très loin de chez nous. J’ai marché, marché, « propulsée » par mes bâtons (un grand mot vu mon allure, mais disons que la marche nordique a un côté léger, dynamique, qui m’inspire ce terme, et la poussée des bâtons est vraiment utile), et je n’ai plus passé au temps qui passe. J’étais juste bien. J’ai pensé aux printemps de quand j’étais petite fille, dans le Nord, à l’odeur de la terre et des plantes qui poussent dans le jardin de mes parents, aux primevères et aux jonquilles, à la chasse des oeufs de Pâques. J’ai pensé aux Calanques au Printemps, à l’air frais et lumineux, à la présence de la mer, aux paysages merveilleux entre rochers et eau bleue. J’ai pensé aux marches d’approche quand on arrive sur une falaise d’escalade, à la sensation du rocher sur les mains, au plaisir d’être à l’air libre. Dans la plupart de mes journées, je ne passe pas autant de temps que je voudrais à l’air libre, et encore moins dans la nature, à part quand je marche justement. Alors ce matin, avec cette atmosphère de printemps, c’était une avalanche de sensations.

A part ça, et bien on vient d’acheter nos billets d’avion pour aller au Chili, en février prochain. On va passer trois semaines là-bas pour rendre visite à des amis qui y vivent. On part avec les enfants, ça va être notre plus grand voyage ensemble jamais fait, et le premier un peu sérieux avec Petite Sirène et Petit Chat (avec le boulot on voyage beaucoup, mais curieusement, on va beaucoup moins loin quand on est en famille). Une belle aventure à venir.

 

 

 

 

Activités d’intérieur

Nous profitons de ces premiers jours de vacances pour faire quelques travaux dans notre nouvelle maison, pendant que les enfants sont au centre de loisirs et à la crèche. Ou plutôt, en ce qui me concerne, pour découvrir avec émerveillement les quatre strates de papier peint vintage de la future chambre de Petite Sirène, avant de les arracher sans scrupules. En fait, j’adore décoller le papier peint. Sans blague, sans que je ne m’explique pourquoi, ça me détend, et ça m’hypnotise: je pourrais vraiment passer la journée à arracher des lambeaux de papier peint. Pendant ce temps, mon chéri plâtre, ponce et peint là où il peut.

C’est agréable de s’approprier ainsi notre nouveau chez nous. Nous découvrons la lumière d’hiver qui passe dans le salon, les petits bruits de la rue… Ce midi nous avons mangé des sandwichs dans le jardin d’accueil baigné de soleil en rêvant à tout ce que nous allions repeindre.

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Ceci dit, avec l’hiver, pour peu que le temps soit maussade, il est parfois un peu moins motivant de mettre le nez dehors le week-end. Je sais bien qu’idéalement, il nous faut aérer les deux petits Schtroumpfs au moins deux fois par jour, mais ces derniers temps il nous est arrivés d’enfreindre cette règle pour rester au chaud. Il faut donc trouver des occupations motivantes à l’intérieur. Par ailleurs, l’approche de Noel me donne des envies de travaux manuels. Avec Petit Chat et Petite Sirène, nous avons donc peint des bocaux de verre, et confectionné des sablés à mettre dedans pour les offrir à des copains ou voisins au moment des fêtes. Nous sommes très très loin d’une entreprise bien rodée et efficace: quelques bocaux peinturlurés, une série de sablés, mais surtout un pillage en règle desdits sablés par de petits cuisiniers gourmands et leurs parents… Peu importe, c’était sympa, et on fera mieux la prochaine fois…si on a envie!

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En parlant d’activités d’intérieur, il n’y a pas que les enfants qui ont le droit de jouer! L’autre soir, nous avions invité un copain à diner. Qui a beaucoup de neveux et de nièces, et une âme d’enfant super facile à convoquer. Après le repas, nous nous sommes improvisés une petite séance de duplos. Au début pour rire, mais il m’a semblé que nous nous sommes rapidement pris au jeu. Je crois que j’aimerais bien recommencer.

Séduction / décontraction

Pendant les vacances, nous avons passé une semaine dans un village vacances avec mon père, ma belle-mère et ma soeur, qui a quinze ans. C’est une belle jeune fille très sportive et toute élancée. J’ai cependant remarqué, et mon père me l’a confirmé, qu’elle cherchait à éviter les heures d’affluence à la piscine. Parce qu’elle n’avait pas envie de se sentir regardée par des garçons.

Cela m’a fait prendre conscience que peu à peu, justement, j’avais moi-même arrêté de me prendre la tête à ce sujet. Je me suis rappelée qu’adolescente, effectivement, je n’aimais pas trop me montrer en maillot de bain, et que ca avait perduré plusieurs  années au-delà. Finalement, je pense que la disparition de ce genre de prise de tête a eu lieu, coincidence ou pas, avec le fait d’avoir des enfants. (En fait, je ne crois pas que ce soit totalement une coincidence: après plusieurs mois avec un ventre énorme, je me suis juste réjouie de retrouver un corps à peu près comme avant, et les petits complexes qui me fâchaient me sont davantage apparus comme des détails).

J’ai pensé que j’étais bien contente d’en avoir fini avec cette pression que je me mettais à propos de mon apparence physique, et ce poids du regard des autres. Que ce soit un regard appréciateur ou non, d’ailleurs. Dans mon cas, j’avais surtout peur de remarques déplaisantes, car je n’étais pas très bien dans ma peau, mais même si on est très jolie, on peut détester sentir trop de regards, surtout lourdingues, sur soi…

En tout cas, je me suis sentie très heureuse de pouvoir me balader sur le bord de la piscine, entrer et sortir pour suivre les enfants, papoter avec les autres parents, me faire des copines de piscine exactement comme ma fille, juste pour le plaisir de discuter tranquillement, sans juger et sans crainte d’être jugée, sans me sentir gênée par la peur du regard des autres. Un peu comme une sorte de maladie qui serait passée.

Evidemment, c’est lié au fait que je vieillis, et qu’il y a donc beaucoup moins de chances que je me fasse draguer, sur le bord de la piscine ou ailleurs, mais je trouve ça chouette aussi. Je précise ma pensée: évidemment, j’aime plaire, mais pas à n’importe qui, et je n’ai jamais trouvé que ce soit un privilège de se faire draguer par quelqu’un qui m’est indifférent. Bien au contraire cela m’ennuie. (Bon, et évidemment, je n’ai aucune raison de chercher à me faire draguer en ce moment, puisque que je suis mariée à un garçon formidable, mais ça n’empêche pas de discuter de ça…)

J’ai discuté de tout ça avec mon chéri justement, qui disait qu’il n’avait jamais vécu ce genre de peur du regard des autres, et que c’était dommage que les filles subissent, ou s’infligent ça. Je suis bien d’accord avec lui: ça empêche juste de se conduire naturellement, et ça fait perdre plein d’énergie, qu’on pourrait utiliser à d’autres choses plus intéressantes. J’espère que Petite Sirène échappera un peu à tout ça.

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Un petit lac, but de notre balade dans les Aravis

Retour de vacances

Nous voilà de retour à la maison, ce qui signifie aussi de retour devant nos écrans, après trois semaines sans connexion internet. Trois bonnes semaines de coupure, sans lire mes emails, sans coder, sans recherche google, sans consultation de blogs ou de la météo, etc. Ca me fait bizarre les deux premiers jours, et ensuite je me sens complètement libre.

Trois semaines de vacances donc: une à Hourtin avec la soeur et la nièce de mon chéri. Puis une dans les Alpes avec mon père, ma belle-mère, et mes soeurs. Enfin, une semaine en Corse en amoureux: notre voyage de noces.

La semaine à Hourtin a été placée sous le signe des baignades, essentiellement dans le lac, très pratique pour les enfants qui ne savent pas nager, car il n’y a pas de vagues et l’eau arrive aux genous ou à la taille dans une grande partie de la zone de baignade. Petit Chat a découvert le bonheur de se rouler dans le sable et dans les flaques d’eau, il a engagé la conversation avec certains caillous et certaines poignées de sable qui lui semblaient engageants. Petite Sirène a construit des chateaux et des canaux avec sa cousine. J’ai essayé – et apprécié – le stand up paddle, au point d’envisager d’en acheter un d’occasion un de ces jours.

La semaine dans les Alpes nous a permis de passer un peu plus de temps « entre grands »,  car le village vacances comportait un club enfant. Nous avons grimpé, marché, bouquiné, siesté, cueilli des mûres et des framboises, et même eu le temps d’aller voir « Mission impossible 5 » en famille. Un truc incroyable après quatre ans sans presque aucun ciné à deux! Petite Sirène a appris à mettre la tête sous l’eau à la piscine, et s’est découvert une vraie passion pour les plongeons. Je suis a posteriori bien contente de lui avoir choisi ce surnom, qui lui va donc comme un gant ou plutôt une nageoire!

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Bonifacio depuis le chemin sur la falaise

Puis une semaine d’évasion en Corse, d’abord dans les montagnes du Sud: l’Alta Rocca, puis à Bonifacio. Contraste saisissant entre d’un côté des villages de montagnes où on trouve la pharmacie (qui n’accepte pas les CB) dans l’un, le distributeur de billets dans un autre à quelques kilomètres, et la boulangerie dans un troisième, et de l’autre les boutiques de touristes ou de luxe de Bonifacio, ses rues encombrées d’autres visiteurs également armés d’appareils photos et de guides du routard, et son côté jet-set. Des vacances magiques, du grand air, de beaux paysages, du temps à deux, de BONNES NUITS, des réveils tardifs (autour de huit heures du matin!), de bons repas corses, des bières à la chataigne (nous voilà convertis à la Pietra, comme beaucoup sans doute), de l’escalade, des cochons semi-sauvages et des chataigniers, des baignades dans la mer toute bleue, la révélation que « Astérix et les corses » est peut-être mieux documenté que le sus-mentionné guide du routard… La cerise sur le gateau: du kayac de mer avec une vue époustouflante sur les falaises autour de Bonifacio, et le plaisir d’arriver en ramant comme des indiens ou des Robinsons sur une plage et d’en repartir en glissant sur les flots.. Ensuite, la joie de retrouver nos deux petits schtroumpfs en bonne forme après une super semaine passée avec leurs grands-parents.