Deux ans!

Ce n’est pas l’âge de Petit Chat, mais notre anniversaire de mariage, qui tombe demain.

Le ci-dénommé Petit Chat ayant de la fièvre ce soir, il y a fort à parier qu’au lieu d’un petit resto demain midi en tête à tête, nous allons plutôt nous relayer demain pour rester en tête à tête avec notre fils. (Décidément, difficile d’être romantique, avec des enfants…).

C’est pas grave, on le fera plus tard ce resto!

En deux ans, ma vie a bien changé. Maison, jardin, nuits plus paisibles, révolte évolution au travail, reprise de l’escalade…

En parlant d’escalade… j’ai grimpé vendredi dernier avec une fille plus forte que moi, qui m’a vraiment motivée à m’engager un peu plus, faire des vols, essayer des voies plus difficiles que d’habitude en tête. Ca m’a fait beaucoup de bien. D’ailleurs, j’ai recommencé ce soir. Je suis contente de constater que je me libère peu à peu de mon appréhension des chute. Et plus généralement, de sentir que je suis davantage encline à m’engager vraiment mentalement. C’est quelque chose que j’ai souvent du mal à faire, en escalade comme dans la vie. Mais il n’est donc peut-être pas trop tard pour changer, jour après jour, voie après voie.

Ces derniers jours, je me sens vraiment à fleur de peau à cause de ma situation au boulot. Je pense que je prends la bonne décision, mais cela entraîne de l’incertitude, du changement. Cela m’inquiète, me sort de ma zone de confort. Ceci dit,  comme pour l’escalade, je pense que c’est une bonne chose de sortir un peu de cette zone de confort. Mais justement, ce n’est pas facile.

J’ai l’impression de m’être laissée infantiliser pendant ces trois années où j’ai essayé de rester dans mon équipe. Je me disais que j’avais plus à perdre qu’à gagner si je partais, qu’il fallait que je m’accommode de la situation. J’ai pris de mauvaises habitudes, en me laissant un peu trop faire, en laissant couler des choses, par peur de me fâcher, par manque d’habitude de protester.  Peut-être que c’était juste le temps nécessaire pour me rendre compte que ça ne marchait pas. Mais je me sens si lente, a posteriori. J’ai l’impression que je prends trop de temps à prendre des décisions, trop de temps à réagir à une situation désagréable.

Je sais bien que c’est le cas: pour des raisons que je n’ai pas envie de détailler, j’ai pris l’habitude, plus jeune, de supporter des choses vraiment désagréables sans oser me plaindre ou protester. Je crois que c’est un peu resté imprimé dans ma tête. Il faudrait que je trouve un moyen pour changer ça. Un moyen pour mieux comprendre ce qui me dérange ou me blesse, quand ça arrive, et pouvoir y réagir plus rapidement.

 

 

Publicités

Semi-marathon

Ce soir, mon chéri et des amis parisiens ont couru le semi-marathon de Bordeaux. Ils sont contents de leurs temps d’arrivée, et doivent être en train de boire une bière, pour récupérer plus vite, bien sûr. Je suis restée à la maison pour garder les enfants.

J’ai beau dire que la course à pied ne m’intéresse plus, en fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Voir mon chéri s’entrainer et être en super forme, lire des bouquins de gens qui font des marathons ou plus, faire de la marche nordique, tout cela me donne envie. S’il n’y avait ce problème d’impacts répétés, mauvais pour les articulations, et surtout pour le périnée (eh oui, après deux enfants, je suis devenue archi prudente sur ce sujet), je replongerais.  Je cherche une solution pour courir sans craindre des soucis sur le long terme. Peut-être simplement compenser par des exercices, du gainage, une bonne posture?

Avec notre amie parisienne, on a parlé de faire le semi-marathon de Vincennes cet automne. On se ferait un week-end parisien, avec les enfants, et une petite course au milieu. Pourquoi pas?  Quitte à m’entrainer quelques mois et à arrêter ensuite.

Dimanche de presque printemps

C’est le dernier week-end dans notre appartement. La semaine prochaine, nous déménageons. Nous avons presque fini nos modestes travaux dans la maison: il ne nous reste plus qu’à coller le lino et poser les plinthes dans les chambres des enfants. En vrai, il y plein de choses à faire après, mais on avait juste décidé de refaire ces deux chambres avant d’emménager.

Si nous n’avions pas eu ces travaux, on serait sans doute partis grimper: c’est le cas de pas mal de nos copains grimpeurs, car il fait très beau et très doux pour la saison. Bah, ce sera pour dans quelques semaines. En attendant, c’est très sympa de trainer dans le jardin de la nouvelle maison avec les enfants qui jouent à cache cache, pendant que l’autre avance les travaux (et réciproquement…).

Ce matin, je suis allée faire une sortie de marche nordique un peu plus longue que d’habitude: 1h30, et un peu plus de 10 km, je n’ai pas compté exactement.  Je n’ai pas marché vite, mais j’ai bien profité du soleil, de l’air frais, des ombres des arbres et de la vue des premières fleurs dans le grand parc pas très loin de chez nous. J’ai marché, marché, « propulsée » par mes bâtons (un grand mot vu mon allure, mais disons que la marche nordique a un côté léger, dynamique, qui m’inspire ce terme, et la poussée des bâtons est vraiment utile), et je n’ai plus passé au temps qui passe. J’étais juste bien. J’ai pensé aux printemps de quand j’étais petite fille, dans le Nord, à l’odeur de la terre et des plantes qui poussent dans le jardin de mes parents, aux primevères et aux jonquilles, à la chasse des oeufs de Pâques. J’ai pensé aux Calanques au Printemps, à l’air frais et lumineux, à la présence de la mer, aux paysages merveilleux entre rochers et eau bleue. J’ai pensé aux marches d’approche quand on arrive sur une falaise d’escalade, à la sensation du rocher sur les mains, au plaisir d’être à l’air libre. Dans la plupart de mes journées, je ne passe pas autant de temps que je voudrais à l’air libre, et encore moins dans la nature, à part quand je marche justement. Alors ce matin, avec cette atmosphère de printemps, c’était une avalanche de sensations.

A part ça, et bien on vient d’acheter nos billets d’avion pour aller au Chili, en février prochain. On va passer trois semaines là-bas pour rendre visite à des amis qui y vivent. On part avec les enfants, ça va être notre plus grand voyage ensemble jamais fait, et le premier un peu sérieux avec Petite Sirène et Petit Chat (avec le boulot on voyage beaucoup, mais curieusement, on va beaucoup moins loin quand on est en famille). Une belle aventure à venir.

 

 

 

 

Permis et liberté

IMG_20160306_115425La semaine dernière, j’ai passé l’examen du permis de conduire. A 36 ans, soit le double du temps « normal », pourrait-on dire.

Bon, je l’ai eu. De peu, mais ça, on s’en fout.

Je suis très très très contente d’être désormais libre de conduire toute seule, de pouvoir emmener les enfants partout avec moi si j’en ai envie, sans chercher les horaires de bus. Et mon contentement est à la hauteur du stress que j’ai ressenti les quelques jours avant l’examen. Je me suis presque littéralement rendue malade de stress, bien que maintenant que c’est passé, cela me paraisse très loin. Je n’avais pas vraiment peur de rater l’examen, mais plutôt peur de perdre tous mes moyens et de me révéler une catastrophe au volant, comme ç’avait été le cas les deux premières fois, il y a presque dix ans de ça. Heureusement, j’ai été bien coachée et préparée par le chef de l’auto-école, qui a compris que j’étais super- stressée: il m’a fait conduire deux heures juste avant l’épreuve pour que je me sente en confiance, et m’a déposée juste avant que je passe sur le parking de l’examen. MERCI BEAUCOUP. Je pense que les kilomètres parcourus avec mon chéri et les enfants à l’arrière m’ont aussi donné assez d’automatismes pour pouvoir assurer un minimum en toute circonstances. En tout cas, je n’ai pas paniqué, même si ça se sentait que j’étais très stressée, et j’ai évité de faire une grosse faute qui m’aurait recalée. J’ai fait pas mal de petites fautes, mais l’examinatrice a visiblement jugé que ça allait quand même. OUF. Maintenant, il ne me reste plus qu’à oser conduire toute seule. Et à trouver une occasion pour ça. Mon chéri me suggère d’aller chercher les courses au drive samedi prochain, à sa place. Quelle bonne idée! Je crois qu’il est assez soulagé de ne plus être le seul à pouvoir prendre la voiture.

A part ça, comme c’était un peu la semaine de la libération psychologique, le lendemain du jour du permis, j’ai pris un vol en tête, à la salle d’escalade: c’est-à-dire que je grimpais en accrochant la corde au fur et à mesure aux dégaines fixées dans le mur de la salle, et qu’à un moment, je n’ai pas réussi mon mouvement, et que je suis donc tombée, un peu. C’est une grande première pour moi car d’habitude, je ne grimpe en tête que quand je suis quasiment sûre de pouvoir effectuer les mouvements. Cela me limite certes dans le choix des voies d’escalades que je fais, mais j’avais trop peur de tomber. Pourtant, il n’y a aucun risque (du moment que le ou la partenaire au sol tient bien la corde, évidemment), mais c’est la sensation de se laisser tomber que je ne voulais pas affronter. Cependant, ces derniers temps, j’ai combattu peu à peu cette peur de la chute, en grimpant plus souvent en tête, en me laissant tomber volontairement de pas très haut…. et mon mental a progressé. Ca fait dix ans que je fais de l’escalade, et même si avec le temps je culpabilise moins d’être une trouillarde, je n’aurais jamais cru qu’un jour j’arriverais naturellement à me laisser tomber dans un mouvement un peu dur. Pour des personnes qui n’ont pas mon appréhension de la chute, cela semble quelque chose de vraiment trivial, mais on a chacun ses combats… et donc mon combat personnel contre ma trouillardise a un peu porté ses fruits la semaine dernière.

Mon chéri, lui, s’entraine de plus en plus pour le semi-marathon. Il court deux ou trois fois par semaine. Il est en pleine forme. Je lui ai offert l’autobiographie d’un coureur d’ultramarathons, Scott Jurek, qui est devenu végétalien pour mieux récupérer de ses courses. C’est un type assez sympa, le livre est agréable à lire, et donne envie de manger moins de viande et plus de céréales et de légumes, et surtout de courir, courir, courir dans la nature, sans se poser de questions. Bon, ce n’est pas trop pour moi: je suis plutôt marche nordique en ce moment, mais l’idée de se dépasser dans l’effort, physique ou autre, ça me parle.

 

 

 

 

Week-end de repos

Hier midi (samedi), j’étais complètement à cran de ma semaine passée, et de fort méchante humeur, sans aucune autre raison que la fatigue. Une sieste et une bonne nuit plus tard, ça va beaucoup mieux, mais j’essaie de profiter au maximum de ce dimanche pour reprendre du poil de la bête et faire de mon mieux la semaine prochaine.

Ce qui se traduit concrètement par: lire plein d’histoires aux enfants dans leur lit (les deux sont enrhumés et ont visiblement envie de se reposer aussi), regarder des vêtements en soldes sur internet, boire du thé et avancer le projet de poncho en crochet pour Petite Sirène. Le tout emmitouflée dans une polaire violette à poils qui me fait ressembler à un Teletubbie. Boire du vin le soir et discuter. Aller au parc avec des copains et leurs enfants. Faire des bisous à mon chéri, qui m’a très gentiment fait un bon massage hier pour me détendre. Faire un peu de marche nordique ce soir, peut-être? Mais je n’ai pas envie de forcer cette fois-ci, contrairement au week-end dernier ou j’avais fait deux (trop) grosses séances.

J’ai plein de boulot qui m’attend demain, mais je pense que c’est vraiment mieux si je me mets en pause aujourd’hui.

Une bonne nouvelle sinon: nous avons trouvé des acheteuses pour notre appartement. Elle nous ont fait une offre hier, que nous avons accepté. Maintenant, on croise juste les doigts pour que tout se déroule bien, contrairement à la dernière fois où notre acheteur s’est fait refuser son prêt…

Marche nordique

Comme je l’ai déjà évoqué, depuis la rentrée de Septembre je me suis mise à la marche nordique, à la place du jogging. Pour quelles raisons? Tout d’abord, parce que c’est un type d’effort que j’aime bien: j’adore le ski de fond, et justement la marche nordique a été inventée par des skieurs scandinaves pour continuer à s’entraîner en été… Egalement, parce que j’aime bien courir, mais que je crains que ce ne soit à long terme mauvais pour mes articulations et pour mon périnée. J’avais recommencé à courir cette dernière année, et je sentais frustrée de devoir me modérer à cause de cette inquiétude. Donc la marche nordique m’a paru une bonne alternative. Par ailleurs, c’est un sport très complet (de mémoire j’ai lu que 90% des muscles étaient sollicités) et qu’on peut pratiquer à tout âge, et ça, ça me plait.

J’en avais entendu parler ici et là, et c’est le récit de la blogueuse Céline d’un raid en marche nordique qui m’a définitivement donné envie. C’est marrant, je crois que ce sont les jolies photos qui illustrent ce récit, avec le soleil et le chemin au bord de l’eau, qui m’ont décidée à me lancer, alors qu’en pratique, je marche surtout sur les trottoirs de mon quartier, en ville, parce que c’est l’option la plus rapide pour faire du sport le soir ou le week-end entre deux occupations avec les enfants!

Bref. Il y a une technique pour avancer avec les bâtons. Le vendeur qui m’a conseillée au moment de l’achat de ces mêmes bâtons m’a dit, en gros, de bien penser à les planter vers l’avant, et que ça viendrait tout seul… Hum hum. L’autre jour, après déjà plusieurs heures passées en cumulé à planter consciencieusement mes bâtons vers l’avant et à avancer à une allure très très modérée, je me suis fait arrêter dans la rue par un papi en scooter, qui m’a expliqué que ce n’était pas du tout comme ça qu’on faisait. Au contraire, m’a-t-il dit, il faut plutôt garder les bâtons à l’arrière, et s’en servir pour se propulser vers l’avant. Depuis, j’ai questionné un autre vendeur du magasin où j’ai trouvé les bâtons, et mis en pratique ces nouvelles recommandations. Résultat: je vais vraiment beaucoup beaucoup plus vite. Non pas que je cherche à tout prix la performance, mais je sentais bien que mon allure ne correspondait pas vraiment à ce que j’avais entendu de la marche nordique.

Après ma sortie de ce matin, j’étais toute rouge (ce qui est mon état normal dès que je fais un vrai effort, je crois que je n’aurai jamais l’air d’une vraie sportive!), avec les jambes bien fourbues, et très contente de ma sortie sous un beau soleil d’automne!

Sinon, un week-end tranquille, avec les enfants qui sont plutôt pénibles un peu coquins en ce moment. Mon chéri et moi sommes à tour de rôle patients ou excédés. Tout de même, une sortie sympa au marché avec les enfants: bus à l’aller, notre petit rituel: dégustation d’un petit jus d’orange pressé devant la halle des Capucins, puis retour à pied car l’horaire du bus ne nous convenait pas, et donc une demi-heure à chanter avec Petite Sirène perchée à l’arrière de la poussette, et Petit Chat ravi de notre bruyante compagnie.

DSC03873
Avec mon grand bébé et sa frimousse toute douce
DSC03885
Pique-nique pour le petit déjeuner du samedi matin!