Bon anniversaire!

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Comme prévu, pas de repas au petit resto japonais près de la fac en amoureux ce midi.

A la place, nous avons dégusté un délicieux reste de pâtes (si si, c’est vrai!) avec des lardons et de la sauge du jardin, et puis mon chéri est resté s’occuper de Petit Chat, et je suis allée travailler.

Mais bon: il y a tout pile deux ans, je disais OUI à l’homme de ma vie. Une folle journée, pleine de bonheur et d’intensité. Nous étions entourés de presque tous les gens que nous aimions, nous étions assommés de fatigue, car Petit Chat n’avait que quelques mois et ne dormat pas encore bien, et nous étions très très heureux.

Malgré mes petites déprimes passagères, que je vais essayer de comprendre et de dissiper, je suis toujours aussi heureuse de m’être mariée à ce garçon rencontré il y a quinze ans dans les couloirs de notre école d’ingénieurs, et de construire une jolie famille avec lui.

Je t’aime mon chéri.

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Deux ans!

Ce n’est pas l’âge de Petit Chat, mais notre anniversaire de mariage, qui tombe demain.

Le ci-dénommé Petit Chat ayant de la fièvre ce soir, il y a fort à parier qu’au lieu d’un petit resto demain midi en tête à tête, nous allons plutôt nous relayer demain pour rester en tête à tête avec notre fils. (Décidément, difficile d’être romantique, avec des enfants…).

C’est pas grave, on le fera plus tard ce resto!

En deux ans, ma vie a bien changé. Maison, jardin, nuits plus paisibles, révolte évolution au travail, reprise de l’escalade…

En parlant d’escalade… j’ai grimpé vendredi dernier avec une fille plus forte que moi, qui m’a vraiment motivée à m’engager un peu plus, faire des vols, essayer des voies plus difficiles que d’habitude en tête. Ca m’a fait beaucoup de bien. D’ailleurs, j’ai recommencé ce soir. Je suis contente de constater que je me libère peu à peu de mon appréhension des chute. Et plus généralement, de sentir que je suis davantage encline à m’engager vraiment mentalement. C’est quelque chose que j’ai souvent du mal à faire, en escalade comme dans la vie. Mais il n’est donc peut-être pas trop tard pour changer, jour après jour, voie après voie.

Ces derniers jours, je me sens vraiment à fleur de peau à cause de ma situation au boulot. Je pense que je prends la bonne décision, mais cela entraîne de l’incertitude, du changement. Cela m’inquiète, me sort de ma zone de confort. Ceci dit,  comme pour l’escalade, je pense que c’est une bonne chose de sortir un peu de cette zone de confort. Mais justement, ce n’est pas facile.

J’ai l’impression de m’être laissée infantiliser pendant ces trois années où j’ai essayé de rester dans mon équipe. Je me disais que j’avais plus à perdre qu’à gagner si je partais, qu’il fallait que je m’accommode de la situation. J’ai pris de mauvaises habitudes, en me laissant un peu trop faire, en laissant couler des choses, par peur de me fâcher, par manque d’habitude de protester.  Peut-être que c’était juste le temps nécessaire pour me rendre compte que ça ne marchait pas. Mais je me sens si lente, a posteriori. J’ai l’impression que je prends trop de temps à prendre des décisions, trop de temps à réagir à une situation désagréable.

Je sais bien que c’est le cas: pour des raisons que je n’ai pas envie de détailler, j’ai pris l’habitude, plus jeune, de supporter des choses vraiment désagréables sans oser me plaindre ou protester. Je crois que c’est un peu resté imprimé dans ma tête. Il faudrait que je trouve un moyen pour changer ça. Un moyen pour mieux comprendre ce qui me dérange ou me blesse, quand ça arrive, et pouvoir y réagir plus rapidement.

 

 

Changement

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Regardons l’avenir!

 

Cette semaine, j’ai enfin pris une décision en ce qui concerne mon travail: je vais quitter mon équipe de recherche actuelle, à moyen terme. Ca fait trois ans que j’essaie de composer avec une situation qui ne me convient pas tout à fait. Trois ans que je me dis que c’est dans cette équipe que je suis le plus à l’aise thématiquement, et que la quitter serait compliqué. Mais il y a beaucoup de choses (un peu toujours les mêmes, mais répétées) qui ne me vont pas, et je crois que ça me pompe beaucoup d’énergie. Mon mal-être (relatif, mais persistant) au travail contamine le reste de ma vie, insidieusement. Il faut donc que je trouve une solution. Comme je n’arrive pas à trouver une solution satisfaisante en restant dans cette équipe, il faut que j’en parte.

Donc, suite à un n-ième raz-le-bol, j’ai pris ma décision. Maintenant, il faut que je trouve un point de chute. Un équipe, ou des collaborateurs, avec qui j’ai envie de travailler et de faire des projets. Je vais discuter avec des personnes que je pense de bon conseil, et essayer d’élaborer un plan pour partir sans faire de vagues. Je n’ai pas envie de claquer la porte, ou de me fâcher avec mes collègues, mais seulement de me sentir mieux au travail, et de travailler sur un projet qui me motive, où je sens que je peux vraiment contribuer.

Sinon, je pars à Rennes pour trois jours, pour des journées scientifiques. C’est l’occasion de revoir un très bon ami qui y habite, et que je n’ai pas vraiment eu l’occasion de voir ces derniers temps.

 

 

Le temps file

Depuis mon dernier post, mon chéri est revenu du Colorado, je suis allée à Singapour, pour une conférence, et mon chéri est reparti deux jours à Paris. Les jours, les semaines filent comme l’éclair, à tel point que je trouve ça inquiétant. Je me demande ce que j’ai fait de mes journées, et est-ce que la manière dont je les ai passées valait le coup, si la perception que j’en ai est qu’elles passent si vite…

Au jour le jour, j’aime bien presque tout ce que je fais. Mais au bout de plusieurs semaines cumulées, si je m’amuse à regarder en arrière, je n’ai pas l’impression d’avoir fait grand chose. C’est sans doute un piège de vouloir faire des chose significatives sur ce genre d’échelle de temps. Mais j’ai l’impression que je me disperse, que je cours après plein de choses. Ce qui est certainement vrai: un travail, deux enfants, un mari, des amis et du sport. Un travail avec beaucoup de variété et dans lequel je m’implique beaucoup. Des enfants avec qui j’aime bien passer du temps le soir et le week-end. Un mari avec qui j’ai envie de partager des choses. Des amis que j’aime bien voir. Du sport pour l’équilibre, pour grimper, pour me sentir bouger. Et j’oubliais le yoga, et la lecture.

Donc, oui, journées bien remplies. Mais pourquoi ai-je cette impression qu’elles passent si vite? Ce n’est pas dû au fait que je ne m’ennuie pas. C’est peut-être plutôt dû au fait que je ne m’arrête jamais pour me laisser vivre. J’enchaine les trucs, sans respirer. Ou alors en faisant quelque chose en même temps, ce qui est contradictoire. Il faudrait que je pense à m’arrêter un peu. A rêver, à me balader tranquillement, à prendre le temps d’exister. D’habitude, j’y arrive pendant les vacances: je ne prends pas mon ordi, et au bout de quelques jours je déconnecte. Je sais que les prochaines vacances me feront du bien. Mais j’aimerais bien avoir aussi cet état d’esprit le reste de l’année. Comment faire?

Il faut que j’y arrive. Ces derniers mois, j’ai l’impression paradoxale d’arriver à être très efficace, et de me dissoudre complètement. La personne que je suis existe indépendamment du nombre de choses que je fais dans la journée, et de ma réussite dans un domaine ou l’autre. J’aimerais être juste satisfaite de moi sans chercher à me prouver quelque chose. Alors que j’ai l’impression de me vider de ma substance, et de chercher à me rassurer sur mon existence comme je peux. En poussant un peu, essayer d’exister sans rien faire de spécial, est-ce que ce n’est pas justement un peu angoissant quand on n’est pas très sûr de valoir quelque chose? C’est plus facile de s’occuper à s’occuper à faire des trucs, ça évite d’y penser et donne l’impression passagère d’être utile. Mais il faut que je me sorte de ça, que je redonne du sens à ce que je fais, et à qui je suis…