Pâques

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Petite Sirène avec Fripouille, la mascotte de sa classe, en vadrouille avec nous pour Pâques

 

Un bon week-end de Pâques avec les soeurs de mon chéri.

En Auvergne, où il a neigé. J’étais un peu crevée: contrecoup du déménagement, fatigue de la semaine? Mais passer trois jours tranquilles avec les deux super tatas et leur famille m’a bien détendue. Les enfants ont adoré voir leurs cousines. Petite Sirène a beaucoup rigolé, elle qui a l’air si calme quand elle est juste avec nous, ses parents. Petit Chat s’est fait chouchouté par les plus grandes. On a mangé du chocolat et du fromage. On a emmené les enfants dans le beau parc de la Bourboule, avec de grandes pelouses, un torrent, des toboggans à gogo et même une tyrolienne.

Dans la voiture, on a pas mal écouté les chansons du dernier album de Dominique A: Eleor. Je suis vraiment très fan. En particulier d' »Eleor » justement. J’aime les paroles, les arrangements (je dis arrangements, mais je pense simplement accompagnement musical, que je trouve très très réussi, presque comme une voix en plus).

Sinon, j’ai très envie d’aller au ciné, de me balader en ville sans rien faire de précis…mais je n’ose pas prendre une demi-journée pour ça. Les enfants ont eu la grippe chacun à leur tour les deux dernières semaines, il y a la grève jeudi, des meubles à acheter, et mon boulot qui m’appelle de sa petite voix persistante…Je n’arrive pas encore à me dégager du temps pour ne rien faire: ça me fait culpabiliser, alors même que je suis sûre que ça me ferait beaucoup de bien. 

J’aimerais raconter plein d’autres choses, et j’ai plein d’autres choses à raconter d’ailleurs, mais j’ai la tête un peu trop pleine en ce moment, entre les cartons à défaire, ma to-do liste qui déborde…Ce sera pour un autre soir où je serai plus détendue. 

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Petit Chat croit qu’il peut diriger son papa en lui tirant les oreilles
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Nouveau chez-nous

Ce soir, je suis rentrée – en voiture– de notre ancien appartement que j’avais fini de nettoyer. J’ai parcouru les pièces, en les regardant bien fort pour les graver dans ma mémoire. C’était vraiment une page qui se tournait. Je suis impatiente de connaître la suite, mais j’ai beaucoup aimé la partie de l’histoire qui s’est écrite là-bas.

Je suis rentrée dans la nouvelle maison. Il y avait des cartons partout, mais également un feu qui crépitait dans la cheminée. J’ai entendu la voix de mon chéri qui lisait une histoire aux enfants avant de les coucher. Je suis allée leur faire des bisous pour leur dire bonne nuit.

Et voilà, un déménagement c’est comme un petit saut à travers l’espace-temps. Une rupture dans la continuité de nos vies. Je ne suis plus trop du genre nostalgique mais je m’étonne toujours de la rapidité avec laquelle on change aussi radicalement notre cadre de vie.

Ce fut un déménagement good vibes. Pas mal de copains sont venus nous aider tout au long de la journée, dans une ambiance plutôt bonne (à part quelques incompréhensions entre certains, mais c’est une autre histoire, qui les regarde surtout). Le midi on a mangé au kebab du coin, et à 16h tout était posé dans la nouvelle maison. Une de mes collèges, H., m’a motivée à préparer les lits des enfants et le nôtre, ainsi que des tasses et du thé pour le lendemain. Je ne l’aurais pas fait sans elle, car j’avais les jambes coupées par les cartons et l’intensité de la journée, mais c’était une très bonne idée, qui nous a permis ensuite de vraiment nous décontracter, sans devoir farfouiller partout au moment de coucher les enfants.

Ensuite tout naturellement, nous avons pris possession de la terrasse avec quelques bières, qui ont dérivé en apéro, le temps que le barbecue se prépare. Comme il faisait tout de même un peu frais, on a mangé dans la véranda. Les enfants, les nôtres et ceux de nos amis, découvraient ce nouvel espace, jouaient dans les chambres, et s’amusaient avec le sac des décorations de Noel. Après le repas, nous sommes tous ressortis discuter ou boire une dernière bière sur la terrasse. C’est exactement le genre de soirée que j’avais imaginé dans cette nouvelle maison, alors je suis ravie qu’on ait pu commencer de cette manière notre nouvelle vie ici.

J’ai beaucoup aimé aussi le fait de passer la journée avec les amis qui nous ont aidé, et que globalement, les gens se soient bien entendu, même ceux qui ne se connaissaient pas encore. C’était non seulement un déménagement efficace, mais une chouette journée avec nos amis.

Dimanche de presque printemps

C’est le dernier week-end dans notre appartement. La semaine prochaine, nous déménageons. Nous avons presque fini nos modestes travaux dans la maison: il ne nous reste plus qu’à coller le lino et poser les plinthes dans les chambres des enfants. En vrai, il y plein de choses à faire après, mais on avait juste décidé de refaire ces deux chambres avant d’emménager.

Si nous n’avions pas eu ces travaux, on serait sans doute partis grimper: c’est le cas de pas mal de nos copains grimpeurs, car il fait très beau et très doux pour la saison. Bah, ce sera pour dans quelques semaines. En attendant, c’est très sympa de trainer dans le jardin de la nouvelle maison avec les enfants qui jouent à cache cache, pendant que l’autre avance les travaux (et réciproquement…).

Ce matin, je suis allée faire une sortie de marche nordique un peu plus longue que d’habitude: 1h30, et un peu plus de 10 km, je n’ai pas compté exactement.  Je n’ai pas marché vite, mais j’ai bien profité du soleil, de l’air frais, des ombres des arbres et de la vue des premières fleurs dans le grand parc pas très loin de chez nous. J’ai marché, marché, « propulsée » par mes bâtons (un grand mot vu mon allure, mais disons que la marche nordique a un côté léger, dynamique, qui m’inspire ce terme, et la poussée des bâtons est vraiment utile), et je n’ai plus passé au temps qui passe. J’étais juste bien. J’ai pensé aux printemps de quand j’étais petite fille, dans le Nord, à l’odeur de la terre et des plantes qui poussent dans le jardin de mes parents, aux primevères et aux jonquilles, à la chasse des oeufs de Pâques. J’ai pensé aux Calanques au Printemps, à l’air frais et lumineux, à la présence de la mer, aux paysages merveilleux entre rochers et eau bleue. J’ai pensé aux marches d’approche quand on arrive sur une falaise d’escalade, à la sensation du rocher sur les mains, au plaisir d’être à l’air libre. Dans la plupart de mes journées, je ne passe pas autant de temps que je voudrais à l’air libre, et encore moins dans la nature, à part quand je marche justement. Alors ce matin, avec cette atmosphère de printemps, c’était une avalanche de sensations.

A part ça, et bien on vient d’acheter nos billets d’avion pour aller au Chili, en février prochain. On va passer trois semaines là-bas pour rendre visite à des amis qui y vivent. On part avec les enfants, ça va être notre plus grand voyage ensemble jamais fait, et le premier un peu sérieux avec Petite Sirène et Petit Chat (avec le boulot on voyage beaucoup, mais curieusement, on va beaucoup moins loin quand on est en famille). Une belle aventure à venir.

 

 

 

 

Permis et liberté

IMG_20160306_115425La semaine dernière, j’ai passé l’examen du permis de conduire. A 36 ans, soit le double du temps « normal », pourrait-on dire.

Bon, je l’ai eu. De peu, mais ça, on s’en fout.

Je suis très très très contente d’être désormais libre de conduire toute seule, de pouvoir emmener les enfants partout avec moi si j’en ai envie, sans chercher les horaires de bus. Et mon contentement est à la hauteur du stress que j’ai ressenti les quelques jours avant l’examen. Je me suis presque littéralement rendue malade de stress, bien que maintenant que c’est passé, cela me paraisse très loin. Je n’avais pas vraiment peur de rater l’examen, mais plutôt peur de perdre tous mes moyens et de me révéler une catastrophe au volant, comme ç’avait été le cas les deux premières fois, il y a presque dix ans de ça. Heureusement, j’ai été bien coachée et préparée par le chef de l’auto-école, qui a compris que j’étais super- stressée: il m’a fait conduire deux heures juste avant l’épreuve pour que je me sente en confiance, et m’a déposée juste avant que je passe sur le parking de l’examen. MERCI BEAUCOUP. Je pense que les kilomètres parcourus avec mon chéri et les enfants à l’arrière m’ont aussi donné assez d’automatismes pour pouvoir assurer un minimum en toute circonstances. En tout cas, je n’ai pas paniqué, même si ça se sentait que j’étais très stressée, et j’ai évité de faire une grosse faute qui m’aurait recalée. J’ai fait pas mal de petites fautes, mais l’examinatrice a visiblement jugé que ça allait quand même. OUF. Maintenant, il ne me reste plus qu’à oser conduire toute seule. Et à trouver une occasion pour ça. Mon chéri me suggère d’aller chercher les courses au drive samedi prochain, à sa place. Quelle bonne idée! Je crois qu’il est assez soulagé de ne plus être le seul à pouvoir prendre la voiture.

A part ça, comme c’était un peu la semaine de la libération psychologique, le lendemain du jour du permis, j’ai pris un vol en tête, à la salle d’escalade: c’est-à-dire que je grimpais en accrochant la corde au fur et à mesure aux dégaines fixées dans le mur de la salle, et qu’à un moment, je n’ai pas réussi mon mouvement, et que je suis donc tombée, un peu. C’est une grande première pour moi car d’habitude, je ne grimpe en tête que quand je suis quasiment sûre de pouvoir effectuer les mouvements. Cela me limite certes dans le choix des voies d’escalades que je fais, mais j’avais trop peur de tomber. Pourtant, il n’y a aucun risque (du moment que le ou la partenaire au sol tient bien la corde, évidemment), mais c’est la sensation de se laisser tomber que je ne voulais pas affronter. Cependant, ces derniers temps, j’ai combattu peu à peu cette peur de la chute, en grimpant plus souvent en tête, en me laissant tomber volontairement de pas très haut…. et mon mental a progressé. Ca fait dix ans que je fais de l’escalade, et même si avec le temps je culpabilise moins d’être une trouillarde, je n’aurais jamais cru qu’un jour j’arriverais naturellement à me laisser tomber dans un mouvement un peu dur. Pour des personnes qui n’ont pas mon appréhension de la chute, cela semble quelque chose de vraiment trivial, mais on a chacun ses combats… et donc mon combat personnel contre ma trouillardise a un peu porté ses fruits la semaine dernière.

Mon chéri, lui, s’entraine de plus en plus pour le semi-marathon. Il court deux ou trois fois par semaine. Il est en pleine forme. Je lui ai offert l’autobiographie d’un coureur d’ultramarathons, Scott Jurek, qui est devenu végétalien pour mieux récupérer de ses courses. C’est un type assez sympa, le livre est agréable à lire, et donne envie de manger moins de viande et plus de céréales et de légumes, et surtout de courir, courir, courir dans la nature, sans se poser de questions. Bon, ce n’est pas trop pour moi: je suis plutôt marche nordique en ce moment, mais l’idée de se dépasser dans l’effort, physique ou autre, ça me parle.