J-J. Goldman

DSC04525

Ce furent de très bonnes vacances! La photo est trompeuse, en vrai il a fait plutôt très mauvais: pluie, neige, pluie. Je n’ai skié que trois fois, et dont une sous une pluie assez transperçante. J’ai eu un début de gastro et un début d’abcès à la jambe. Plus des démangeaisons très désagréables dues à…je ne sais vraiment pas quoi. Les enfants se sont réveillés un peu trop souvent la nuit. Mais en vrai, on a quand même passé une super semaine, dans une ambiance reposante et détendue. Les enfants ont joué avec leurs cousins, sans pratiquement jamais se disputer, ce qui est quasiment incroyable, même pour des schtroumpfs aussi mignons que les nôtres. On a réussi à faire deux partiestrès très sympa de Time’s Up en famille. J’ai convaincu mon père d’essayer le ski de fond, et cela lui a plu. J’ai eu le temps de lire un peu. On a bien mangé. On a tout simplement passé du temps à quatre, et avec des personnes: mon père, mes soeurs, ma belle-mère, ma cousine, que j’aime beaucoup beaucoup.

Je suis revenue avec beaucoup d’énergie et de bonne humeur. Bon, ce soir, tout ça est un peu dissipé par le fait que j’ai un début très désagréable de cystite, qui m’est tombé dessus à 20h, soit juste trop tard pour passer à la pharmacie chercher des remèdes de premier secours. J’ai donc passé la soirée à écumer les sites internet à la recherche de remèdes rapides et qui se trouveraient chez moi. Suite à quoi j’ai: bu beaucoup, beaucoup, en particulier de la tisane de thym, croqué des sucres avec des huiles essentielles dessus (je ne suis pas sûre que ce soient les plus indiquées, mais en désespoir de cause, je tente), ingéré un peu de bicarbonate de soude, et je me suis massé une certaine zone du pied, du pas du dos et du ventre, au cas où. J’ai aussi lu que des cataplasme de poireau pouvaient faire du bien, mais je n’ai pas tenté le coup. De même pour la tisane d’ail. Mais j’hésite. Et j’espère que ça ira mieux demain!!!

Avant que cette chienne de cystite ne se déclare, j’avais plutôt passé une bonne journée, à rédiger un des papiers que je veux finir très prochainement. C’est rigolo, rester assise pour écrire un papier me rend visiblement très nerveuse: je me lève tout le temps, pour ranger du linge, boire un thé, manger quelque chose…ou alors je compulse frénétiquement ma boite mail. Au milieu de tout ça, j’arrive quand même à avancer, mais disons que mes flashs de productivité n’arrivent pas tout à fait à contrebalancer tout le temps à lutter contre l’envie de m’enfuir de ma chaise. Et puis, vers midi, je me suis rappelée que quand je rédigeais ma thèse (et que je n’avais pas du tout assez de temps pour procrastiner de la sorte), j’écoutais en boucle de la musique pour me couper du monde. Assez banal en fait. Mais comme je n’écoute pas de musique au bureau (maintenant que j’ai un co-bureau, ça m’embête de faire l’autiste avec des écouteurs, et plus encore de mettre de la musique dans le bureau), j’avais juste oublié cette possibilité. Ni une ni deux, je suis allé fouiller dans la pile de CD, et j’ai exhumé le double album de Jean-Jacques Goldman qui date de mes années lycée/prépa. Je l’ai écouté tout l’aprèm en travaillant, et ça m’a vraiment bien aidée à me concentrer. J’ai beaucoup aimé re-écouter ces morceaux, (heureusement que personne n’était dans l’appart à ce moment là, car j’ai tellement aimé que j’en ai chanté la plupart en même temps que J.-J.) et je crois que je recommencerais.

 

 

Un peu de soleil et ça repart

Aujourd’hui, ça va un peu mieux. Ce matin j’ai marché dans ma ville pour porter un vélo HS dans notre nouvelle maison, et cette petite balade au soleil, dans les rues tranquilles, m’a apaisée. Ainsi sans doute que le yoga que j’ai fait hier soir, même si sur le coup je n’ai pas vraiment ressenti ça.

Après m’être plainte hier ici, je me suis fait réconforter par mon chéri. Ca fait du bien. J’étais dans mon lit, toute abattue, en train de feuilleter le dernier numéro de Flow (qui est vraiment mon magazine préféré en ce moment, même si je ne suis pas complètement sûre qu’ils vont parvenir à se renouveller sur le long terme). Bref, j’étais en train de lire un article qui expliquait que pour se sentir heureux, plutôt que de changer de vie radicalement, il vaut mieux chercher quels sont nos talents, c’est-à-dire les choses que nous faisons facilement et avec plaisir, et chercher à les épanouir dans notre vie de tous les jours.  L’article indiquait aussi qu’il pouvait être utile de demander à son entourage quels étaient nos talents, parce que c’est  parfois plus facile pour quelqu’un d’extérieur qui nous connait bien de les identifier. J’ai donc demandé à mon chéri quels étaient à son avis mes talents.

Voilà ce qu’il m’a répondu: j’explique bien les choses, j’aime m’amuser, et que les choses se passent bien entre les gens, je fais bien la cuisine et je m’occupe bien des enfants (il était presque gêné de me dire ça, trouvant que ça faisait un peu cliché, mais moi ça m’a fait plaisir: on a le droit d’être féministe et d’aimer faire la cuisine et s’occuper de ses enfants, non?), et j’ai un esprit très logique.

Et donc, si je compare mes talents à la vie que je mène, j’ai l’impression que le tout est plutôt en accord: je fais de la recherche en maths et de l’enseignement, je fais beaucoup de vulgarisation, j’aime faire la cuisine et passer du temps avec mes enfants, et j’essaie dans la mesure du possible de trouver du temps pour m’amuser avec mes amis. C’est peut-être le dernier point que je pourrais chercher à améliorer un peu, mais bon, les journées sont courtes, alors… c’est déjà pas si mal.

Tout ça confirme ce que j’écrivais hier: cette déprime de Février n’est pas due à un souci dans ma vie, mais juste à la fatigue de l’hiver, et à un peu de stress dû à des échéances dans mon boulot.

 

 

 

Limaçon

Février n’est pas vraiment mon mois favori. Chaque année, me semble-t-il, je me laisse prendre au piège de la morosité de l’hiver, et à la fatigue qui va avec.

Pourtant, l’hiver ce n’est pas forcément morose. Au moindre rayon de soleil, et donc plutôt assez fréquemment là où j’habite, il y a une belle lumière sur les petites maisons en pierre, et mes trajets en vélo se transforment en petites évasions. Il y a les soupes de légumes, que j’adore (je pourrais me nourrir de soupes de légumes avec des petites pâtes dedans, et vu mon amour pour le chocolat, c’est dire…), les soirées au chaud avec les copains… Alors quoi?

Ces derniers jours, il n’y a rien de spécial à signaler, mais globalement, je me sens fatiguée, sans énergie, un peu grognonne. Les quelques tâches pas trop marrantes du boulot me gonflent. J’ai l’impression de ne pas avoir assez de force vitale pour faire ce que j’ai à faire. J’ai également l’impression de gonfler, jour après jour, comme si mon corps ne fonctionnait pas comme d’habitude. Pourtant, je dors bien. Je fais du sport. Les enfants vont bien. Et je n’ai pas de soucis particuliers au travail. Foutu mois de Février.

Il va pourtant bien falloir en faire quelque chose d’un peu plus agréable, parce que je n’ai pas l’intention de me trainer comme ça encore plus de trois semaines.

A la fin de la semaine, on part une semaine en vacances dans les Alpes, avec ma famille. Je pense que ça va me faire du bien.

Casser la routine?