The wind of change

Cet après-midi, j’ai fini de dé-tapisser la future chambre de Petit Chat dans la nouvelle maison. Un travail de longue haleine, qui avait été entamé au début des vacances de Noel. Il faisait assez gris, il pleuvait, et j’étais toute seule dans la maison, pendant que mon chéri et les enfants faisaient la sieste dans notre appartement. C’était un moment agréable: j’aime beaucoup dé-tapisser, ça me détend, et puis j’écoutais de la musique, notamment les Cowboys Fringants, Christine and the Queens, et surtout Coeur de Pirate. (Chacun ses goûts, hein!).

Les chansons de Coeur de Pirate, je les aime beaucoup, un peu à la manière d’une midinette. Je ne sais pas si je vais réussir à expliquer ça clairement. J’ai l’impression qu’elles ne parlent que d’amour, de sentiments compliqués, de ruptures, de passion, d’hésitations…mais avec comme une sorte de légèreté un peu troublante, due à la voix de la chanteuse. Ce sont des chansons qui parlent de choses qui pourraient être assez tristes, mais qui ne le sont pas. Elles me parlent de changement, d’attentes, de rêves, de la vie et de ses rebondissements parfois incroyables. En écoutant cet album, je me retrouvais à quinze ans, vingt ans, vingt cinq ans, avec mes doutes et mes espoirs, si incertaine de ce que mon futur serait. Maintenant, j’ai une vie heureuse et beaucoup moins incertaine (et j’en suis très contente), mais ç’avait un côté agréable de me rappeler ces sensations plus anciennes.

 

 

Quand j’avais quinze ans, je me baladais souvent à pied le dimanche dans la ville de mes parents, en rêvant un peu. C’était des moments de désoeuvrement un peu mélancolique, mais j’en profitais pour m’imprégner de l’ambiance des rues, des maisons de briques, et pour rêver à mon futur. J’avais l’impression d’être dans l’attente de quelque chose de neuf.  C’est vrai, je suis avant tout une rêveuse…

La chanson du titre de mon post: « Wind of change », me rappelle aussi ce genre de sensation. Pour moi elle reste associée à mon année de 6ème, à la chute du mur de Berlin, et à la fin du communisme dans les pays de l’Est. J’étais amoureuse d’un garçon de ma classe qui me l’avait fait écouter. (Lui aussi était amoureux de moi, mais comme on était en 6ème et timides, évidemment, il ne s’est pas passé grand chose..) Tout ça reste mêlé dans ma mémoire.

Parfois, avec une musique qui m’inspire, ou un rayon de soleil particulier, je me replonge à nouveau dans cet état d’esprit, et je regarde ma vie comme une sortie d’éternel recommencement, que j’ai hâte de découvrir. Ca ne veut pas dire que je souhaite y faire des changements importants, mais juste que j’ai envie de continuer à en attendre des choses neuves et surprenantes. De continuer à saisir les instants qui passent, en sachant qu’ils m’emmènent vers quelque chose d’inconnu.

 

 

 

 

 

Une liste d’habitudes

Aujourd’hui, j’ai feuilleté le premier chapitre d’un livre qui propose d’étudier et de changer ses habitudes pour vivre mieux. Le principal contenu de ce premier chapitre était l’idée que quand on fait quelque chose par habitude, cela ne nous demande pas beaucoup d’effort, contrairement à quelque chose que nous faisons rarement. Et peu importe que l’habitude soit bonne ou mauvaise…

Ca m’a semblé assez juste, et j’ai pensé que ce serait rigolo (pour moi au moins) d’essayer de faire une liste des habitudes que j’ai, ou au moins celles que j’arrive à identifier.

J’ai l’habitude:

  • de me déplacer en vélo
  • de boire du thé le matin
  • de laisser trainer des heures durant des tasses de thé à moitié pleines
  • de lire dans mon fauteuil près du radiateur le soir
  • de faire la vaisselle juste après le repas
  • de me brosser les cheveux matin et soir
  • de ne pas savoir comment réagir quand quelque chose me blesse
  • de prendre un gouter avec les réserves contenues dans les tiroirs de mon boulot, l’après-midi, et parfois le matin si je n’ai pas assez petit-déjeuné
  • de manger des trucs sucrés ou chocolatés quand je stresse ou que je suis un peu déprimée
  • de vagabonder sur internet quand je n’arrive pas à me concentrer, le soir ou la journée
  • de scruter le site de Boden, la marque de vêtements anglaise, que je pourrais dévaliser sans aucun scrupules si je n’avais aucune contrainte financière. Idem pour Sézane (ben oui, c’est pratique les fringues sur internet pour les mamans qui vont pas souvent en ville)
  • de faire du yoga environ deux soirs par semaine
  • de faire des crêpes ou des gaufres un matin dans le week-end, et une soupe légumes-curry-coco au moins une fois par semaine.
  • de faire des listes pour tout et n’importe quoi. Je suis la championne de la to do liste, à tel point que je me demande combien de temps je perds à l’entretenir au lieu de faire les choses…
  • de procrastiner quand il faut que je rédige un papier ou que je m’attaque à un truc important dans mon code
  • de parcourir mes blogs préférés, tous les jours

Et quelle habitudes j’aimerais bien prendre? Vaste question. Puisque le le gros sujet des semaines à venir, c’est la rédaction de papiers, j’aimerais

  • prendre l’habitude de m’attaquer sans perdre de temps à la rédaction de papiers.

A part ça, je ne sais pas. Je vais y réfléchir.

 

 

 

Un recommencement

Cette nouvelle année est surtout marquée par la perspective de notre emménagement dans la nouvelle maison. J’aime beaucoup notre appartement, et je profite des derniers moments passés dedans. Tout en étant impatiente de déménager, d’avoir plus d’espace et un jardin.

Il y a certaines choses que j’aime particulièrement dans cet appartement: tout d’abord, la lumière. Qui même en hiver inonde la salle à manger et le salon, pour peu que le soleil brille. L’impression d’être suspendus au-dessus des maisons, puisque notre immeuble est entouré de petites échoppes d’à peine un étage. A moins de regarder vers le bas, nous ne voyons de nos fenêtres que le grand cèdre du jardin de la résidence et le ciel. Les levers de soleil, été comme hiver. En voici encore un datant de cette semaine.

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Il y a aussi des habitudes qui n’appartiennent qu’à moi, comme celle d’ouvrir la fenêtre de la salle de bains et d’admirer les toits pendant que je prends ma douche, ou encore celle de me blottir dans le fauteuil en bois près du radiateur, le soir, avec une tasse de thé et un bouquin… J’aime aussi beaucoup la chambre des enfants. Elle est un peu encombrée, mais je la vois comme un petit nid pour mes deux oisillons. De fait, ils aiment beaucoup y passer du temps le week-end. Ils déplacent le lit à barreau, le matelas que nous gardons en cas de visite, les livres, les peluches, et se ré-approprient cet espace selon leurs souhaits.

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A part le déménagement, eh bien, je lis plein de chouettes livres en ce moment, et ça me fait vraiment du bien. J’ai trouvé des livres de science fiction et de fantasy qui me plaisent beaucoup: « Ménagerie de Papier », de Ken Liu, et « Les Dépossédés », de Ursula Le Guin. Ce que j’aime, dans les très bons ouvrages de ces genres littéraires, c’est qu’au travers de situations qui ne peuvent arriver dans notre vie réelle, on en apprend en fait beaucoup sur nous même, êtres humains. Le premier livre est un recueil de nouvelles mêlant science fiction et fantasy. Il y a une influence des philosophies et cultures asiatiques (chinoise, japonaise) qui est peu courante pour moi, et que j’apprécie. Beaucoup de ces nouvelles, mais pas toutes car elles sont très variées, évoquent des situations paradoxales, inédites sur Terre à notre époque, dues à des progrès techniques comme le voyage dans l’espace, le fait de quitter sa planète, la possibilité de devenir immortel, de quitter son enveloppe de chair, de rencontrer des extra-terrestres qui ne nous ressemblent pas, et les conséquences sur notre caractère d’êtres humains, et nos relations avec les autres.  Dit comme ça, ca fait un peu sec, mais les histoires sont très bien écrites, surprenantes et passionnantes. Je trouve ce recueil merveilleux.

Le deuxième livre, celui d’Ursula Le Guin , parle d’un physicien qui quitte sa planète isolée pour aller sur sa planète jumelle, où la civilisation est assez proche, dans son idéologie, de celle de la Terre. Sa planète d’origine est très pauvre, et les gens y vivent selon des principes idéalistes (pour nous) de partage des biens, sans autorité dirigeante, dans une sorte d’anarchie au sens premier du terme. La confrontation des deux cultures est très finement décrite, sans jugement. Les relations du physicien avec les autres, de sa planète natale comme de celle qui l’accueille, sont décrites avec beaucoup de justesse. En fait, j’apprends des choses sur la psychologie des gens en lisant ce livre. Par ailleurs, le thème des découvertes scientifiques, de la passion du physicien et de ses collègues pour la recherche, fait aussi écho en moi.

En dehors de ça, que dire? Je n’ai pas de voeux précis pour cette année. Le monde autour de moi me parait plus compliqué que je ne faisais l’effort de le voir, et je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup de prise dessus. Alors, si, mon voeu pour cette année, c’est essayer de trouver des moyens d’agir, à mon échelle, pour avoir au moins un impact un peu plus positif sur le monde qui m’entoure. C’est un peu vague, mais je suis en pleine réflexion là-dessus, et je n’ai pas envie d’écrire des choses prématurées.  Je me sens tellement riche et chanceuse, d’avoir une famille que j’aime, en bonne santé, un travail que j’adore… que je me dis que ce serait bien (et plutôt normal, en fait) de m’impliquer un peu plus dans le bien-être, au sens large, des autres.

Pêle-mêle des vacances

Je voudrais écrire un post de nouvelle année, mais ce sera le prochain: aujourd’hui, c’est un petit post de bric et de brac sur les menus évènements des vacances.

J’ai enfin terminé le poncho pour Petite Sirène. Honnêtement, je suis très contente de moi: je le trouve très beau, bien fini, joyeux. Et surtout, Petite Sirène en est très contente, d’ailleurs elle dort avec dans son lit! Le plus rigolo, c’est que je me suis lancée dans ce projet principalement pour écouler des pelotes de laines qui me restaient sur les bras. Ca me donne envie de recommencer, mais c’est un tel boulot… A moins d’arriver à crocheter sans regarder, devant la télé par exemple, mais pour le moment je n’en suis pas capable.

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Petit Chat est alternativement un petit garçon vraiment adorable et un chenapan qui hurle de désespoir dès qu’on lui refuse quelque chose. Normal, c’est le fameux Terrible Two. Ces dernières semaines, le trajet entre la crèche et la maison lui offrait chaque jour suffisamment de contrariétés pour qu’il huhule en me cassant les oreilles pleure pendant toute la montée des quatre étages, blotti dans mes bras. Cela fait à chaque fois deux-trois minutes à faire passer le plus calmement possible, pour s’épargner un début de soirée de mauvaise humeur.

Nous avons fini la saison 5 de Homeland, que j’ai adoré. J’ai essayé de comprendre pourquoi j’accrochais particulièrement avec cette série, au-delà du fait qu’elle colle vraiment à l’actualité: Premièrement, Carrie n’est pas traitée comme un personnage féminin classique, à mon sens. C’est à dire qu’il n’y a pas le souci de la faire paraître attirante. Elle est habillée d’une manière plus que banale. On ne voit quasiment que son visage et le haut de son corps. Il n’y a quasiment aucun plan s’attardant sur ses jambes, ses fesses, ou sa silhouette. Je ne m’y connais pas du tout en cinéma, mais j’ai trouvé qu’on la filmait non pas comme un potentiel objet de désir, mais de manière neutre. Cela offre à son personnage beaucoup d’ampleur. C’est d’autant plus frappant dans cette saison 5 que le personnage d’Allison Carr est filmé de manière plus glamour, ce qui est plus classique à mon avis, et moins intéressant pour moi. La deuxième raison pour laquelle j’ai autant aimé cette série est le fait qu’il y ait beaucoup de suspense, beaucoup d’incertitudes, mais pas trop d’action, dans le bon sens du terme: pas de fusillades à gogo, pas de rebondissements en cascade qui finissent par mettre en péril la crédibilité de l’histoire. Et surtout, il n’y a pas une dizaine de morts par épisode, ce que je trouve un peu facile, et lassant, dans certaines séries modernes.

Pour finir, une photo de la terrasse arrière de notre nouvelle maison. Il faut maintenant l’imaginer au printemps avec une table et un peu plus de vie!

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