Activités d’intérieur

Nous profitons de ces premiers jours de vacances pour faire quelques travaux dans notre nouvelle maison, pendant que les enfants sont au centre de loisirs et à la crèche. Ou plutôt, en ce qui me concerne, pour découvrir avec émerveillement les quatre strates de papier peint vintage de la future chambre de Petite Sirène, avant de les arracher sans scrupules. En fait, j’adore décoller le papier peint. Sans blague, sans que je ne m’explique pourquoi, ça me détend, et ça m’hypnotise: je pourrais vraiment passer la journée à arracher des lambeaux de papier peint. Pendant ce temps, mon chéri plâtre, ponce et peint là où il peut.

C’est agréable de s’approprier ainsi notre nouveau chez nous. Nous découvrons la lumière d’hiver qui passe dans le salon, les petits bruits de la rue… Ce midi nous avons mangé des sandwichs dans le jardin d’accueil baigné de soleil en rêvant à tout ce que nous allions repeindre.

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Ceci dit, avec l’hiver, pour peu que le temps soit maussade, il est parfois un peu moins motivant de mettre le nez dehors le week-end. Je sais bien qu’idéalement, il nous faut aérer les deux petits Schtroumpfs au moins deux fois par jour, mais ces derniers temps il nous est arrivés d’enfreindre cette règle pour rester au chaud. Il faut donc trouver des occupations motivantes à l’intérieur. Par ailleurs, l’approche de Noel me donne des envies de travaux manuels. Avec Petit Chat et Petite Sirène, nous avons donc peint des bocaux de verre, et confectionné des sablés à mettre dedans pour les offrir à des copains ou voisins au moment des fêtes. Nous sommes très très loin d’une entreprise bien rodée et efficace: quelques bocaux peinturlurés, une série de sablés, mais surtout un pillage en règle desdits sablés par de petits cuisiniers gourmands et leurs parents… Peu importe, c’était sympa, et on fera mieux la prochaine fois…si on a envie!

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En parlant d’activités d’intérieur, il n’y a pas que les enfants qui ont le droit de jouer! L’autre soir, nous avions invité un copain à diner. Qui a beaucoup de neveux et de nièces, et une âme d’enfant super facile à convoquer. Après le repas, nous nous sommes improvisés une petite séance de duplos. Au début pour rire, mais il m’a semblé que nous nous sommes rapidement pris au jeu. Je crois que j’aimerais bien recommencer.

Les vacances, les vacances!

J’ai du mal à écrire ici ces derniers jours: ma fin d’année est – comme pour presque tout le monde je pense – très très remplie, et je passe tellement de temps à penser à tout ce que je dois faire que je n’arrive pas toujours à décrocher assez pour rédiger un petit post. C’est un peu bête, mais c’est vraiment ce qui se passe! Ca me gêne un peu de dire ça, parce que j’adore vraiment mon boulot, mais je suis contente d’avoir une pause avec les vacances de Noel. Je ne me sens pas trop fatiguée physiquement, contrairement à l’an dernier (les bonnes nuits de ces derniers mois ont fait merveille), mais un peu en surchauffe mentalement. Ca m’énerve de me sentir comme ça, parce que je sais bien que j’ai un métier super sympa avec des horaires plutôt souples. Donc je ne devrais même pas avoir ce sentiment….Oui mais je fais ce métier parce que je suis un peu barjo, et donc j’en fais beaucoup plus que ce que je devrais, et surtout, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup de mal à décrocher quand je quitte le bureau.

Heureusement, pareille situation a d’habitude beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients. Mais avec ce semestre qui a filé comme le vent, je me demande plusieurs fois par jours: comment vais-je faire pour tenir à peu-près les objectifs que je me suis fixé cette année? Il faut préciser que je peux être très efficace à certains moments mais que j’aime avant tout beaucoup rêver: à de nouveaux sujets de recherche, à des idées un peu fofolles… Et hop, je me renseigne ensuite avec une petite recherche internet, je lis des articles de recherche sur des sujets inconnus… au lieu d’écrire des articles ou bien faire de nouveaux tests pour les méthodes que je développe. Sans doute faudrait-il que je fasse davantage preuve de réalisme. Mais c’est tellement sympa de jouer à chercher des solutions nouvelles et rigolotes.

Je suis une fille plutôt calme (je pense que c’est ce que la plupart de mes amis pourraient dire), je n’ai pas du tout l’air hyperactive au sens habituel. Pourtant je me suis rendue compte l’autre jour, en patientant chez le notaire pour signer l’acte de vente de notre nouvelle maison, que j’avais vraiment beaucoup de mal à rester assise sans bouger. De fait, à mon bureau, je me lève toutes les cinq-dix minutes, pour porter un papier à la poubelle, chercher de l’eau, passer voir quelqu’un…peu importe la raison, j’ai besoin de me lever et de marcher.  Chez le notaire, il n’y avait pas d’échappatoire, j’ai passé deux heures et demi assise sans même pouvoir griffonner sur une feuille, et à la fin j’avais juste envie de me lever et de partir en courant. Cela m’a rappelé quand j’étais élève ou étudiante, et qu’au bout d’un certain temps passé en position assise, je décrochais complètement: à l’époque je pensais que c’était juste parce que je n’étais pas très concentrée, mais maintenant je pense que c’est aussi que j’aurais eu besoin de me dégourdir les jambes. Il faut que je pense à ça quand je donne mes cours 🙂

Sinon, avec les fêtes qui approchent, il y a plein de sélection de livres un peu partout, et qui me font très envie, aussi bien pour moi (ou pour mon chéri) que pour les enfants. Ce week-end j’ai, non pas dévoré, mais englouti un roman de fantasy bien écrit et très marrant (« Au service surnaturel de sa Majesté », un roman léger mais très chouette). Ca m’a fait très plaisir de me plonger comme ça dans un livre, et d’en tirer autant de plaisir. J’ai bien l’intention de recommencer pendant les vacances.

 

 

Une maison bientôt

Mercredi prochain nous allons finaliser chez le notaire l’achat de notre maison, et en recevoir les clés. Cette perspective me remplit d’impatience: je n’arrive pas encore bien à réaliser que nous allons avoir une maison à nous, avec plein de place et un jardin.

Nous n’allons pas déménager tout de suite: nous allons plutôt profiter des vacances de Noel pour y repeindre les chambres, peut-être poser du parquet, et puis, comme l’école et la crèche sont plutôt dans notre quartier actuel, nous allons finir les mois froids dans notre appartement, pour limiter les déplacements de la maison à l’école quand il ne fait pas beau. En février-Mars, sans doute, nous nous y installerons vraiment.

N’empêche. J’ai hâte d’y être, de faire du jardinage avec les enfants, – car il y a un potager dans le jardin d’accueil devant la maison-, de prendre l’apéro sur la terrasse en bois, d’avoir des visites de copains, et de passer du bon temps avec eux dehors, d’aller au marché qui sera à deux minutes à pied le samedi matin… Quitter mon quartier que j’adore me serre un peu le coeur, mais je pense vraiment que le nouveau quartier sera très agréable aussi, et que le changement est justifié. J’espère juste qu’on continuera à voir nos voisins qui sont aussi des copains, de temps en temps.

En ce qui concerne la vente de notre appart, nous avons signé un compromis de vente la semaine dernière, donc pour le moment, il semble que tout se passe bien. J’espère que les acquéreuses auront leur prêt, sinon, il faudra le remettre en vente une troisième fois. Mais même s’il est assez fréquent que des gens se voient refuser un prêt par une banque, il faudrait vraiment beaucoup de malchance pour que ça nous arrive deux fois consécutivement, non?

Cette semaine, je suis allée faire un séminaire dans un laboratoire à Paris. C’était un aller-retour express, pas déplaisant, mais qui comme d’habitude m’a fait ressentir le bonheur de retrouver ma petite famille une fois rentrée. Quand je pars une semaine en conférence, c’est un peu différent: on est immergé dans un autre lieu, souvent un autre pays, avec des collègues, donc il y a le plaisir de la découverte, des discussions intéressantes et des exposés où on apprend des trucs. Mais quand il s’agit juste d’un déplacement d’un ou deux jours, je suis à la fois contente de partir et pressée de revenir.

Le séminaire lui-même… je ne sais pas s’il s’est bien passé ou pas. J’étais contente de présenter mon travail, car je commence à être vraiment satisfaite des résultats, et j’avais passé du temps à fignoler ma présentation elle-même, notamment suite à une discussion avec un ami (non mathématicien) qui les avais vu et les trouvait un peu trop arides….Et puis, la plupart du temps, j’a plutôt de bons échos de mes exposés, donc je n’étais pas trop inquiète dessus. Mais le public était principalement constitué de personnes qui ne travaillent pas dans le même domaine que moi, et qui font des choses beaucoup plus théoriques, et j’ai eu l’impression de ne pas réussir à les intéresser. Il y a sans doute encore un peu de travail à faire sur ma manière de présenter.

 

Mes deux étudiantes en TD de programmation

Ce matin, j’avais quatre heures de travaux pratiques de programmation en Fortran. J’aime bien ces créneaux, car les étudiants sont motivés, et il y a un côté pratique qui me plait. Je passe d’ordinateur en ordinateur pour les aider à débuguer ou répondre à leurs questions. Ce n’était pas mon groupe d’étudiants habituel, car j’avais fait un échange de créneau avec une collègue.

Dans ce groupe, plusieurs filles, ce qui est déjà pas mal dans un contexte d’école d’ingénieurs en Mathématiques et Mécanique. J’en connais une un peu plus que les autres, car elle est redoublante, et elle faisait justement partie de mon groupe l’an dernier. Elle a failli être virée de l’école à la fin de sa première année car elle séchait trop, pour finalement être repêchée d’extrême justesse. Je ne l’ai donc pas beaucoup vue en salle informatique l’an dernier, mais je l’aime bien, car elle est futée et a un sacré caractère.

Cette année, elle semble avoir bien réagi, et travaille plus sérieusement, au moins pour ce que j’en vois. Et justement, au cours de ces 4h, et au long de mes allez- et venues dans la salle de TP, j’ai eu le temps de l’observer. Et je peux vous dire qu’en plus d’apprécier son caractère bien trempé, j’aime bien son style: ou plutôt, le fait qu’elle ait aussi un style affirmé.

Des chaussures compensées, une robe assez courte (malgré le fait qu’elle ait des formes), un collier assez original autour du cou, et en plus de son sac de cours, une pochette recouverte de paillettes. Peu importe le détail exact de sa tenue, mais en l’observant du coin de l’oeil, j’ai acquis le sentiment que cette fille fait ce qu’elle veut également quand elle s’habille le matin (mon expérience non-exhaustive mais personnelle et prolongée en école d’ingénieur m’a plutôt habituée à des tenues plus classiques chez beaucoup de jeunes femmes), et ce constat m’a fait plaisir.

Sa voisine d’ordinateur, avait également une allure bien à elle: des cheveux colorés en rouge sombre, et des collants avec des cercles de couleurs. Les deux ont travaillé avec beaucoup d’enthousiasme pendant les quatre heures.

J’apprécie vraiment la plupart de mes étudiants garçons, mais comme ils forment la majorité de mes groupes, ils me marquent moins que ces jeunes femmes qui tracent leur route avec détermination, sans se cacher, dans un environnement que certains jugent encore masculin.