Week-end de repos

Hier midi (samedi), j’étais complètement à cran de ma semaine passée, et de fort méchante humeur, sans aucune autre raison que la fatigue. Une sieste et une bonne nuit plus tard, ça va beaucoup mieux, mais j’essaie de profiter au maximum de ce dimanche pour reprendre du poil de la bête et faire de mon mieux la semaine prochaine.

Ce qui se traduit concrètement par: lire plein d’histoires aux enfants dans leur lit (les deux sont enrhumés et ont visiblement envie de se reposer aussi), regarder des vêtements en soldes sur internet, boire du thé et avancer le projet de poncho en crochet pour Petite Sirène. Le tout emmitouflée dans une polaire violette à poils qui me fait ressembler à un Teletubbie. Boire du vin le soir et discuter. Aller au parc avec des copains et leurs enfants. Faire des bisous à mon chéri, qui m’a très gentiment fait un bon massage hier pour me détendre. Faire un peu de marche nordique ce soir, peut-être? Mais je n’ai pas envie de forcer cette fois-ci, contrairement au week-end dernier ou j’avais fait deux (trop) grosses séances.

J’ai plein de boulot qui m’attend demain, mais je pense que c’est vraiment mieux si je me mets en pause aujourd’hui.

Une bonne nouvelle sinon: nous avons trouvé des acheteuses pour notre appartement. Elle nous ont fait une offre hier, que nous avons accepté. Maintenant, on croise juste les doigts pour que tout se déroule bien, contrairement à la dernière fois où notre acheteur s’est fait refuser son prêt…

A propos de la lecture…

Comme je l’écrivais dans le post précédent, ces dernières semaines sont très chargées côté boulot. Je travaille la journée, le soir quand les enfants sont couchés, et j’arrive tout juste à me mettre à peu-près à jour pour les échéances les plus urgentes. Bon, il n’est pas exclu que je n’arrive pas toujours à établir des priorités claires. Par exemple, l’autre jour, je préparais un cours d’arithmétique, et j’ai passé deux heures à chercher quelles applications sympas j’allais bien pouvoir montrer aux étudiants. Certes, ca vaut le coup de le faire, mais si on a le temps pour ça.

Quoi qu’il en soit, à la fin de la semaine prochaine ce rythme un peu effréné devrait ralentir, et je m’en réjouis d’avance, car cela me redonnera du temps et me laissera l’esprit libre pour pratiquer des activités à plus long terme de mon travail, comme de réfléchir à ma recherche, avancer mes simulations numériques, faire de la bibliographie, et même, si je ne procrastine pas trop, écrire des papiers.

Pour le moment, je me sens tellement prise dans une sorte de tourbillon d’échéances à rendre (sujet d’examens, présentations, corrigés, cours…) que je n’arrive même plus à prendre le temps pour faire du yoga le soir. Ce qui n’est pas bon pour mon équilibre justement. Mais c’est une sorte de mini cercle vicieux: je me sens débordée, donc au lieu de me détendre et/ou de faire du yoga, je travaille, et donc je me sens encore plus débordée… Je n’ai aucune envie de me faire plaindre: je suis quasiment la seule responsable de cet état, et contrairement à beaucoup de gens j’ai un métier que j’adore et qui offre beaucoup de liberté d’organisation, et même de liberté tout court. C’est donc un simple constat que je fais, et d’ailleurs, je suis en train d’écrire pour ce blog justement parce que je me suis dit que ça me ferait du bien de penser à autre chose qu’à mes cours de calcul scientifique…Les maths c’est très bien, mais des mots, de vrais mots, avec un sens fluctuant, qu’on peut aligner sans objectif particulier, pour le simple plaisir de communiquer, c’est… autre chose.

Avec ma passion pour mon métier, j’oublie parfois que je suis également sensible à des choses moins scientifiques, et que j’ai besoin de satisfaire aussi cette partie de moi qui ne se nourrit pas que d’implications logiques. Que j’aime la poésie, l’humour, la richesse des relations humaines. Que j’adore lire depuis toujours, et que j’ai besoin d’avoir en permanence un livre en cours pour me sentir complètement moi-même.

Et l’autre jour, à la librairie, alors que je cherchais des livres pour faire un cadeau d’anniversaire à Petit Chat, je suis tombée sur un petit livret contenant un discours de Neil Gaiman, intitulé « Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination ». Neil Gaiman est un auteur de fantasy que j’adore. Réellement. Les histoires qu’il invente sont à la fois étranges, merveilleuses et totalement inattendues. Elles contiennent souvent de la magie, mais d’une manière forcément différente que ce à quoi vous pourriez vous attendre. Et une fois lues, malgré leur étrangeté, j’ai à chaque fois l’impression d’avoir découvert un univers jusque là inconnu, mais complètement réel, et d’une évidence qui s’impose à moi. Les histoires de Neil Gaiman changent mon regard au monde.

Autant dire que j’ai beaucoup aimé ce petit texte, que vous pouvez trouver gratuitement à cette adresse:

http://www.crlbn.fr/pourquoi-notre-futur-depend-des-bibliotheques/

J’en donne juste deux extraits:

« Nous tous – adultes et enfants, écrivains et lecteurs -, nous avons l’obligation de rêver. Une obligation d’imaginer. Il est facile de se conduire comme si personne ne pouvait rien changer, comme si nous étions dans un monde où la société est énorme et l’individu moins que rien; un atome dans un mur, un grain de riz dans un champ. Mais la vérité, c’est que les individus changent sans cesse leur monde, les individus fabriquent l’avenir, et ils le font en imaginant que les choses peuvent être différentes. […] Cette salle et les objets qu’elle contient, et tout ce que ce bâtiment contient d’autre, cette ville, existent parce que, encore et encore et toujours, des gens ont imaginé des choses. Ils ont rêvassé, ils ont médité, ils ont fabriqué des choses qui ne fonctionnaient pas tout à fait, ils ont décrit des choses qui n’existaient pas à des gens qui ont ri d’eux »

« On a un jour demandé à Albert Einstein comment nous pouvions rendre nos enfants plus intelligents. Sa réponse a été à la fois simple et sage. « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, a-t-il dit, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fées ».

Moi, ça me fait du bien de lire ça…

Ah oui, je me rends compte que ça fait deux fois que j’écris un post depuis les attentats à Paris, sans en toucher un mot. La vérité, c’est que je ne sais pas quoi dire de tout ça. J’ai des idées, des pensées, mais confuses, voire assommées par une forme de choc émotionnel. Alors je laisse décanter dans ma petite tête et ça finira peut-être par venir. Ou peut-être pas.

 

 

 

 

 

 

Trop de choses à faire!

Les mois de Novembre et Décembre sont, depuis que je suis enseignant-chercheur, les mois les plus remplis de l’année. J’ignore pourquoi: certes, il y a les appels d’offres pour les projets de recherche, et souvent l’enseignement qui est concentré sur le premier semestre…lequel est plus compact que le deuxième…Mais je pense qu’il s’agit aussi d’une impresison dûe au fait que les jours raccourcissent, et qu’on sait bien que la pause des vacances de Noel n’en est pas toujours une.

En tout cas, en cette fin d’année, j’ai vraiment du pain sur la planche: beaucoup de cours, enfin, beaucoup pour l’Université, je sais bien qu’à côté des enseignants du secondaire ma charge d’enseignement fait pâle figure. Plus, sur le mois de Novembre, trois exposés à préparer, un nouveau doctorant à encadrer, quelques dossiers à remplir pour répondre à des  appels d’offres, et surtout, plein plein de recherche à faire. J’ai une liste longue comme le bras (ou presque :)), d’articles à écrire, et peu de temps pour les avancer. Mais je ne m’en plains pas! Je suis très contente de mes enseignements, très contente des bonnes avancées de ma recherche, et je me demande juste comment trouver le bon rythme pour bien avancer sans m’épuiser sur le long terme, pour concilier ma passion pour mon boulot avec ma vie de famille, le sport, les amis…

Et surtout, je me sens tellement moins fatiguée que l’an dernier à la même époque….

Week-end parisien

Ce week-end nous sommes montés à Paris rendre visite à un de mes meilleurs amis et sa famille. Mon chéri avait passé la semaine sur place pour une réunion et une conférence, et j’ai donc pris le train avec les enfants vendredi en fin d’après-midi. Le voyage s’est bien passé. Aucun vomi à déplorer. J’avais acheté de quoi faire un petit repas sympa dans le train, avec des chips aux crevettes, des tomates cerises et des olives, et des jus de fruits pour les enfants. Nous avons collé des gommettes Dora avec beaucoup d’application, et les enfants ont escaladé tous les sièges libres du wagon.

A Paris nous avons emmené Petite Sirène et le fils de mon ami assister à « Peter Pan » au théatre, mais cela n’a pas du tout plu à ma petite chérie: les pirates lui ont fait très peur et nous sommes parties au milieu de la représentation. Elle m’a soigneusement expliqué une fois dans la rue que quand elle serait en CE1 elle aurait moins peur, mais que pour le moment, ce n’était pas possible. J’aime bien sa manière claire d’exprimer ses émotions.

Le lendemain, nous sommes allés tous ensemble à la ménagerie du jardin des Plantes. Je connaissais déjà, mais j’adore ce petit zoo en plein ville, très calme et plein d’arbres car blotti au coeur du jardin des Plantes. Il y avait d’immenses tapis de feuilles mortes dans les allées, et plein plein plein de joggeurs. Les enfants se sont bien amusés à se lancer des paquets de feuilles….et nous aussi.

Petite Sirène et son amas de feuilles
Petite Sirène et son amas de feuilles
Petit chat dans les allées
Petit chat dans les allées

Le week-end est passé très très vite. Trop vite. Avec les enfants, nous nous sommes bien amusés. Mais nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour discuter entre adultes, ou pour jouer à des jeux, comme nous le faisions avant, à part le samedi soir, où avec mon ami nous avons discuté jusque tard dans la nuit. Bien que lui aussi de  formation scientifique, il fait un boulot très différent du mien, et je trouve très intéressant d’échanger nos points de vue.  Vivement la prochaine occasion de les voir.

Marche nordique

Comme je l’ai déjà évoqué, depuis la rentrée de Septembre je me suis mise à la marche nordique, à la place du jogging. Pour quelles raisons? Tout d’abord, parce que c’est un type d’effort que j’aime bien: j’adore le ski de fond, et justement la marche nordique a été inventée par des skieurs scandinaves pour continuer à s’entraîner en été… Egalement, parce que j’aime bien courir, mais que je crains que ce ne soit à long terme mauvais pour mes articulations et pour mon périnée. J’avais recommencé à courir cette dernière année, et je sentais frustrée de devoir me modérer à cause de cette inquiétude. Donc la marche nordique m’a paru une bonne alternative. Par ailleurs, c’est un sport très complet (de mémoire j’ai lu que 90% des muscles étaient sollicités) et qu’on peut pratiquer à tout âge, et ça, ça me plait.

J’en avais entendu parler ici et là, et c’est le récit de la blogueuse Céline d’un raid en marche nordique qui m’a définitivement donné envie. C’est marrant, je crois que ce sont les jolies photos qui illustrent ce récit, avec le soleil et le chemin au bord de l’eau, qui m’ont décidée à me lancer, alors qu’en pratique, je marche surtout sur les trottoirs de mon quartier, en ville, parce que c’est l’option la plus rapide pour faire du sport le soir ou le week-end entre deux occupations avec les enfants!

Bref. Il y a une technique pour avancer avec les bâtons. Le vendeur qui m’a conseillée au moment de l’achat de ces mêmes bâtons m’a dit, en gros, de bien penser à les planter vers l’avant, et que ça viendrait tout seul… Hum hum. L’autre jour, après déjà plusieurs heures passées en cumulé à planter consciencieusement mes bâtons vers l’avant et à avancer à une allure très très modérée, je me suis fait arrêter dans la rue par un papi en scooter, qui m’a expliqué que ce n’était pas du tout comme ça qu’on faisait. Au contraire, m’a-t-il dit, il faut plutôt garder les bâtons à l’arrière, et s’en servir pour se propulser vers l’avant. Depuis, j’ai questionné un autre vendeur du magasin où j’ai trouvé les bâtons, et mis en pratique ces nouvelles recommandations. Résultat: je vais vraiment beaucoup beaucoup plus vite. Non pas que je cherche à tout prix la performance, mais je sentais bien que mon allure ne correspondait pas vraiment à ce que j’avais entendu de la marche nordique.

Après ma sortie de ce matin, j’étais toute rouge (ce qui est mon état normal dès que je fais un vrai effort, je crois que je n’aurai jamais l’air d’une vraie sportive!), avec les jambes bien fourbues, et très contente de ma sortie sous un beau soleil d’automne!

Sinon, un week-end tranquille, avec les enfants qui sont plutôt pénibles un peu coquins en ce moment. Mon chéri et moi sommes à tour de rôle patients ou excédés. Tout de même, une sortie sympa au marché avec les enfants: bus à l’aller, notre petit rituel: dégustation d’un petit jus d’orange pressé devant la halle des Capucins, puis retour à pied car l’horaire du bus ne nous convenait pas, et donc une demi-heure à chanter avec Petite Sirène perchée à l’arrière de la poussette, et Petit Chat ravi de notre bruyante compagnie.

DSC03873
Avec mon grand bébé et sa frimousse toute douce
DSC03885
Pique-nique pour le petit déjeuner du samedi matin!