Juste en passant, un article qui me plait, car il s’attaque à ce qui est (peut-être) une idée reçue.  Cette réflexion est à mon avis une démarche utile: elle incite à faire la part entre nos automatismes de pensée utiles et ceux qui ne servent qu’à nous brider.

http://sexes.blogs.liberation.fr/2012/04/02/les-femmes-sont-elles-moins-fortes-que-les-hommes-/

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Tête dans les nuages

Depuis le début de la semaine, je plane un peu. C’est peut-être ce dimanche près des parois qui m’a fait ça, ou la chaleur, ou les belles maisons (très chères) avec de beaux jardins et des piscines que nous avons visitées.. Ce genre de maison, en négociant un peu le prix et en s’endettant sur 20 ans, on pourrait se le permettre. Mais sommes-nous vraiment prêts à habiter ce genre de maison? Est-ce que ça ne nous intimide pas un peu? Notre appartement, un peu petit pour nous quatre, mais si agréable à vivre, et pas ostentatoire, me parait presque mieux dimensionné pour nous. Mais pourquoi?

Le soir je rêve, la journée, si je travaille à la maison, je rêvasse un peu, sans culpabiliser. (Bon, je travaille aussi, mais je ne suis pas branchée à fond sur le moyen d’être le plus efficace possible comme parfois). Je prends le temps de penser à des trucs flous, à des sensations…

Hier après-midi, je suis allée grimper à la salle avec mon partenaire d’escalade. J’étais en pleine forme: j’ai fait plein de voies en tête, pas très dures, mais où d’habitude j’aurais beaucoup hésité. J’ai fait des « vols » c’est -à-dire que j’ai fait exprès de tomber pour m’exercer et essayer de vaincre ma peur de la chute. C’était la première fois que j’arrivais à faire ça. Bilan: un peu peur au moment de me lancer, mais finalement, c’est moins désagréable que quand mon partenaire (le même), me fait descendre un peu trop vite. Je suis très contente d’avoir réussi à vaincre un peu cette peur de la chute. Il faut que je continue comme ça. Et ce qui m’étonne, c’est que ce changement est venu d’un coup, sans prévenir. Peut-être dû à ma frustration de ne pas grimper comme je voudrais de  dimanche, mais bon, ce n’était pas la première fois que je ressentais ça. C’est cela aussi qui me fait dire que je plane ces derniers jours: je fais sans broncher quelque chose qui d’habitude m’aurait fait trembler…

Ce soir j’écoute quelques chansons de Miossec. Pour une raison que je ne m’explique pas vraiment, j’adore écouter ces chansons qui parlent d’alcool, d’ivresse, d’amours qui vont mal, et de mélancolie. Alors que j’aime de moins en moins boire, que j’apprécie juste l’ivresse légère d’un verre de bière à l’apéro, et que je suis très très contente d’avoir une vie sentimentale heureuse et stable. Ca doit être mon côté (caché) sombre qui s’exprime ainsi!

Dans mon esprit, il y a aussi un cheminement qui continue, suite à ces lectures dont je parlais dans mes posts précédents. C’est trop imprécis, trop personnel, trop changeant pour que j’en écrive quelque chose, mais cela me fait du bien d’essayer de rajouter une dimension spirituelle à ma vie. (Spirituelle, au sens large, au sens de m’autoriser à m’interroger sur des choses dont on ne parle pas beaucoup, comme le fait d’être en paix avec soi, de faire attention aux autres, etc).

Dimanche sur paroi

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C’était le premier jour de l’été (enfin, je crois?), la fête de la musique et celle des Papas. Nous sommes allés grimper en Charente, près de Jonzac. Une petite falaise, ou plutôt une ancienne carrière, avec une pelouse en bas et des arbres pour faire de l’ombre.

Nous y sommes allés avec des copains de grimpe et les enfants. Nous nous sommes relayés pour grimper et s’occuper de nos petits nains. Un petit pique-nique, des courses-poursuite dans l’herbe, des cris de Petit Chat quand il nous voyait grimper, au début un peu inquiet puis carrément intéressé, des rires en faisant l’avion, en se chamaillant au lieu de faire la sieste. Un bon moment de bonheur en famille, et de partage avec des gens chouettes.

J’ai moyennement grimpé, et à un moment j’ai ressenti pas mal de frustration parce que je n’arrivais pas à grimper une voie – assez facile – en tête. Je n’arrive pas à trouver comment me défaire de cette peur un peu trop présente. Mais le reste du temps, c’était très agréable. Par contre, mon chéri a sans doute attrapé une petite insolation, suite à un peu de déshydratation. J’espère qu’il ira mieux demain matin…

Encore à propos d’un livre de Mathieu Ricard

Pour le voyage en avion, j’avais chargé sur ma liseuse le livre « Plaidoyer pour le bonheur » de Mathieu Ricard, le moine bouddhiste ayant eu une formation scientifique occidentale dont je parlais il y a quelques posts de ça. Je n’ai pas tout à fait fini ce livre, mais il m’a également beaucoup plu.

Il contient des réflexions sur le bonheur, ses origines, les manières d’y accéder. En particulier toute une série d’analyses des émotions négatives que nous pouvons ressentir et qui nuisent à notre bonheur. L’idée générale que je retiens de ce livre, qui bien qu’inspiré par le bouddhisme peut à mon avis  se lire quelque que soient ses convictions religieuses, c’est qu’avant tout on peut décider d’être (ou plutôt de devenir) heureux, et partant de là, de travailler à son bonheur. Et notamment, par le biais d’un travail sur nos pensées négatives.

Et voilà mes quelques réflexions là-dessus (pas dans le but de commenter une sagesse issue de millénaires de réflexions, façon café du commerce, mais juste ce que cela m’inspire): je pense que certaines personnes sont plus douées que d’autre pour le bonheur. Par exemple, je me suis moi-même beaucoup trop pris la tête, pendant des années, pour des trucs qui n’en valaient certainement pas la peine. Je ressassais des pensées négatives. Et dans mon couple, j’attendais beaucoup trop de mon conjoint qu’il comble tous mes manques et me rassure. Finalement, il y a quelques années, suite à une grosse grosse crise de couple, j’ai fini par comprendre que ça ne marchait pas bien comme ça. Je me suis rendue compte que je tenais trop à celui qui est maintenant mon mari chéri pour le perdre bêtement parce que je n’arrivais pas à sortir de certaines boucles de raisonnement négatif qui me retenaient prisonnière. Après quoi, en très bref, et suite à des ajustements de son côté aussi, nous avons avons acheté notre appartement, décidé de nous marier et eu notre premier bébé: Petite Sirène.

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Fresque murale sur Venice Beach

Ce qui a changé en moi consécutivement à tous ces évènements, c’est que j’essaie de profiter du mieux que je peux de ma vie, parce que je me suis rendue compte que j’avais beaucoup de chance. J’ai aussi compris que mon bonheur dépendait surtout de moi, et, effectivement, que ressasser des pensées négatives n’avait aucune utilité, bien au contraire.  En fait, je crois que c’est le plus gros changement qui s’est produit chez moi: au lieu de cultiver mes angoisses, mes colères, mes rancoeurs, en les convoquant à la moindre occasion pour les examiner de près, et ainsi les cultiver, les faire grandir, j’essaie maintenant dans la mesure du possible de les éviter. (Je n’y arrive pas toujours, mais j’y travaille…).  Et ce que j’observe c’est que ces pensées perdent beaucoup de leur pouvoir si j’arrive à les mettre de côté quand elles arrivent.

La Californie

Me voilà de retour! Ce voyage m’a permis de découvrir un petit peu la Californie, mais n’a pas DU TOUT été une réussite sur le plan scientifique. C’était une sorte de petite conférence organisée entre notre équipe de recherche, et l’équipe d’une personne là-bas, dans le but de favoriser les contacts et les collaborations. Mais en fait, l’organisateur local n’avait presque rien organisé. Nous avons juste aperçu deux de ses collègues qui sont venus faire un exposé, puis repartis aussitôt, et lui-même n’avait pas du tout l’air intéressé par des échanges scientifiques. Pourtant, c’est une personne que nous connaissons bien car il vient régulièrement au labo à Bordeaux, en visite ou pour des soutenances de thèse, et nous travaillons sur des thèmes très proches. C’est dommage, car un voyage comme ça, ca fait beaucoup de fatigue, des week-end consacrés au voyage plutôt qu’à se reposer en famille, et ça coute très cher. Heureusement, c’est la première fois depuis que je suis dans la recherche que je vois un tel fiasco: d’habitude, les déplacements sont plutôt enrichissants et stimulants sur le plan scientifique.

Ce voyage m’aura quand même permis de passer des moments sympas avec mes collègues, de manger de vrais tacos et de me balader un soir sur la promenade de Venice Beach au bord de l’océan.  Tout ça à ranger dans la catégorie des bons souvenirs…

Le campus de Santa Barbara
Le campus de Santa Barbara
La plage de Venice
La plage de Venice
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Il y a quelques semaines à Andernos

Demain matin, je pars (très très) tôt pour la Californie, où je vais assister à une conférence. J’espère réussir à prendre plein de photos là-bas, et surtout, surtout, j’espère que les petit-déjeuner à l’hotel seront bien!!  Je laisse ma petite famille, ils vont me manquer, mais je pense que je vais quand même bien m’amuser…