Les 13 choses sans lesquelles ma vie serait moins belle

Je viens de lire sur le blog de Caro sa liste de fin d’année des choses sans lesquelles sa vie serait moins belle. Ca m’inspire, alors je vais le faire aussi.

  1.  Un thé le matin, j’adore le earl grey aussi, ou alors un thé aux épices, avec du miel et du lait de soja. Mon chéri appelle mes tasses de thé à moitié pleines et refroidies des « oeuvres d’art » (avec guillemets perceptibles dans sa voix), en référence à des bocaux bizarres à moitié remplis de substances inconnues que nous avions vu au musée d’art moderne de Bordeaux.
  2. Du chocolat noir, à plus de 70%. Je suis bon public: orange, noix de coco, nature…mais j’adore le Lindt. J’adore le goût, et ça me permet de manger moins de choses sucrées à côté.
  3. Des fruits secs, pour la pause du matin et le gouter. (Arrivé à ce point, le lecteur potentiel va penser que je ne suis intéressée que par mon estomac. Je réfute totalement cette accusation, mais c’est juste ce qui est le plus facile à lister.)
  4. Mon ordinateur. J’ai honte de le dire, mais je passe ma journée devant, et même si le soir, j’évite de le sortir tant que les enfants ne sont pas couchés, je le considère un peu comme un fidèle destrier, qui me permet d’arriver à bon port à la fin de chaque journée de travail. Je me le suis fais voler récemment, et je me sentais complètement désemparée.
  5. Les séances de yoga: j’en fais le soir quand je peux, et plus j’en fais, mieux je me sens. J’en ai déjà parlé: je suis très mauvaise à me concentrer, mais j’ai quand même l’impression de ressentir les bienfaits de mes séances
  6. Les apéro l’été, ou juste quand il fait beau) avec des amis et une bonne bière ou un pisco sour
  7. la lecture, tout simplement: romans, journaux, polars, science fiction, BD…
  8. les mathématiques, ou plutôt, mon travail de recherche. Qui ne me quittent jamais vraiment, parfois simplement en pause, en tâche de fond. Je n’aurai jamais le temps d’apprendre et de comprendre tout ce qui m’intéresse, car c’est une tâche sans fin, mais la perspective de découvrir de nouvelles choses (soit en les lisant, soit en les comprenant moi même), me remplit d’une joie constante. Un peu comme un nouveau paquet cadeau à ouvrir tous les jours…
  9. L’escalade. Je n’en fais jamais assez, mais je pense qu’une fois par semaine en moyenne serait déjà un minimum assez chouette, compte tenu de tous les imprévus qui arrivent dans nos semaines. Certains des meilleurs souvenirs de ma vie, et des plus intenses, me viennent de moments d’escalade en état de grâce, soit pour la beauté du lieu, soit pour les sensations sur le rocher, soit pour l’enchainement des mouvements particulièrement réussi.
  10.  Les séances de skype avec mes enfants et ma famille.
  11. Les balades dans la nature, trop rares hélas, pour cause de mauvais temps, d’organisation avec les siestes, de maladies infantiles, de fatigue…
  12. Les bisous de ma fille et les petits cris de joie de mon fils
  13. Le rire avec mon chéri, et sa manière de me prendre dans ses bras
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Vacances

Nous voilà à Lille. Chez mon père dans un premier temps, puis quelques jours chez ma mère.

Comme cette fois nous restons longtemps, il n’y a pas de casse-tête pour tenter de concilier famille, amis, repos et rythme des enfants.

Ma fille est ravie de voir ses grands-parents, elle sourit beaucoup, fait plein de bisous et joue un peu à la princesse. Mon fils est un peu inquiet des nouvelles têtes, mais explore toutes les pièces avec une féroce soif de découverte. On mange plein de légumes, parce que la diététique c’est le genre de la maison. (Et en fait, on en est très contents, parce que ça fait du bien de ne pas se sentir lourd en permanence à cause des repas à rallonge).

Il manque juste à ce tableau idyllique ma grand-mère. Son amie est venue manger dimanche midi, et j’ai bien senti qu’en dépit du plaisir de se voir elle pensait beaucoup à cette absence. J’y pense aussi.

Mon mari chéri est de plus en plus accro à la course à pied. Il vient de s’offrir un équipement pour courir, et une sorte de montre GPS, dont le mode d’emploi est quasi-inaccessible malgré nos deux diplômes d’ingénieurs! Moi je cours un peu aussi, mais je n’ose pas m’y remettre à fond à cause des chocs que ça occasionne. Par contre, j’ai réussi à grimper pas mal ces derniers temps, et je retrouve vraiment des sensations agréables: je me sens tonique, avec un bon mental, je passe des pas difficiles sans trop de mal… j’espère pouvoir continuer à en faire assez souvent en 2015, parce que c’est vraiment une activité qui compte beaucoup dans ma vie, et pour mon équilibre personnel. D’ailleurs, j’ai l’impression que le fait de pouvoir ou non faire de l’escalade est presque une sorte de baromètre de mon état mental…

Cocooning

Il fait froid, le ciel est gris..je sais c’est partout pareil! Ce temps me donne envie de rester au chaud chez moi, de prendre des bains brûlants, de boire du chocolat chaud. De faire une raclette (déjà prévu avec mon ami Eric qui se souvient de son gage reçu à notre mariage :)). De ne pas mettre un pied dehors. De regarder des séries blottie sous une couverture. De travailler, mais avec une bonne polaire sur le dos, un thé, et depuis mon salon.

A la maison, tout le monde est fatigué, on attend les vacances avec beaucoup d’impatience. Ma fille notamment est crevée. Elle râle beaucoup, n’est pas très conciliante, alors que d’habitude elle est vraiment agréable à vivre. Mon fils enchaine les maladies: pied main bouche, gastro, bientôt pharyngite? Et leur papa et moi tentons tant bien que mal de tenir le coup et de rester de bonne humeur. Ce n’est pas facile tous les jours.

Une fatigue généralisée, pas due uniquement au manque de sommeil, mais plutôt à l’année tout entière. Une année très heureuse mais tellement remplie.  Au printemps prochain tout devrait aller mieux: le petit dormira encore mieux (croisons les doigts), les enfants seront moins malades, le soleil nous réchauffera le coeur…

D’ici là, je compte bien sur les deux semaines de vacances de Noel dans ma famille pour nous requinquer. Du sommeil, pas de stress, des jeux, peut-être une, deux, soirées en amoureux pour nous retrouver un peu. Voir les enfants rigoler avec leurs grands-parents. Installer un grand sapin et chanter en attendant le passage du père Noel. Voir les amis de Lille.

Et qui sait, si les repas de fête nous en laissent la possibilité, manger une vraie frite fraiche en cornet près de la gare!

En tout cas, me balader dans ces rues avec les maisons en briques. J’ai adopté les maisons en pierre blanche de Bordeaux, mais chaque fois que je reviens dans une ville de brique, je me sens revenue à ma jeunesse lilloise.

Posture: concentration, évasion

Je fais du yoga depuis quelques années. Le soir, quand j’ai un peu de temps, je fais quelques postures, toujours les mêmes et le  plus simples. J’ai remarqué depuis longtemps que je me sens toujours mieux dans mon corps, et par extension dans le reste de ma vie, quand j’arrive à en faire disons, deux-trois fois par semaine.

Ca m’évite les tensions dans le dos, les crispations dans les mollets, les douleurs de stress dans les doigts, me fait me sentir plus légère, m’évite de trop grignoter quand je stresse. Que du bénéfice. Si ce n’est que ça me donne presque un peu trop envie d’un mode de vie très sain, sans alcool ni excès…Mais bon, avec les deux petits schtroumpfs, je n’ai plus trop le choix maintenant, j’ai besoin de toute mon énergie, donc ca me parait plus facile qu’avant d’adopter un mode de vie plus sain.

Je reste une éternelle débutante: ca fait très longtemps que je n’ai plus pris de cours, et donc je me cantonne à des choses simples. Un truc qui est super important en yoga, c’est la concentration, ou plus précisément le fait de garder son esprit concentré sur une partie de son corps, ou sa respiration, pendant qu’on tient une posture. C’est l’aspect mental du yoga, qui le distingue d’une simple gymnastique. C’est très dur pour moi. La plupart du temps, j’oublie simplement qu’il faut que je me concentre, et je laisse mes pensées aller et venir. De temps en temps, je me rappelle cette exigence de concentration, et j’essaie vraiment…pendant une ou deux minute, puis mon esprit s’envole de nouveau. Mais ce n’est pas grave. Ca me fait du bien quand même d’essayer, de recommencer, d’être une néophyte perpétuelle.

En fait, à défaut d’être dans la nature, dans la montagne, ou de pouvoir grimper toutes les semaines, c’est ce qui me fait le plus de bien, et qui s’accorde le mieux avec mes besoins actuels. Ma meilleure manière de m’évader un peu. Même si je n’arrive pas à me concentrer comme il faudrait, cela me permet de relâcher mon esprit de tous les appels quotidiens, d’avoir un peu de silence mental. Ouh là là, on croirait que je mène une vie de dingue, absolument trépidante. Ben même pas. Juste une vie bien active. Que j’aime beaucoup.

Lumière d’hiver

Ce matin, je suis allée me balader avec mon bébé. La première fois, le soleil pointait à peine, il était dans mon dos dans le porte-bébé, et nous sommes juste allés chercher du pain et un calendrier de l’avent (en retard!) pour sa soeur. Il faisait froid, comme un beau matin d’hiver. Puis, un peu plus tard, je suis ressortie avec lui dans la poussette, parce qu’il était fatigué mais que je ne voulais pas qu’il fasse une sieste trop tôt et trop longtemps. Le soleil était bien plus haut, et éclairait de cette lumière si particulière d’hiver les petites rues autour de chez nous. Je suis allée jusqu’au parc, qui était presque désert. J’y ai juste vu passer un papa et ses deux enfants, qui allaient au skate park. J’ai tourné dans le parc, entourée de cette lumière et de ce silence juste troublé, ou plutôt mis en valeur par le bruit des roulettes et de quelques paroles joyeuses. J’étais bien ainsi. C’était une lumière de commencement, une lumière encourageante, qui donnait envie de se balader sur de petits chemins de terre, de faire du vélo sur une belle piste et se laisser glisser, de parcourir le bord de mer. Une inondation de lumière, qui éclaire, ravive, mais qui laisse profiter de la fraicheur de l’air. Quand j’ai décidé de rentrer à la maison je me suis rendue compte que mon bébé s’était endormi tranquillement, bien emmitouflé dans sa poussette. Il avait l’air tellement bien. A la maison, ma fille et mon mari préparaient un gâteau au carottes (délicieux) en suivant à la lettre les consignes du cahier de l’école.

Confiance en moi

En début de semaine, je suis allée à une formation visant à bien identifier les étapes-clés de sa carrière. Il y avait en particulier un atelier de coaching en groupe, où il fallait se fixer un objectif, et les autres nous donnaient des conseils pour le réaliser. C’était motivant et intéressant de recevoir des conseils de personnes différentes, et toutes disponibles pour trouver des idées.

La différence (en moyenne bien sûr) entre les carrières des hommes et des femmes, dans mon milieu, a aussi été abordée. C’est un phénomène que je constate dans ma vie professionnelle de tous les jours, et bien qu’ayant des idées personnelles sur le sujet, j’avais envie d’informations plus générales, plus rigoureuses. J’ai donc posé la question: à quoi sont dues ces différences de parcours, à qualification équivalente? On m’a répondu que c’était avant tout le déséquilibre entre les emplois du temps des hommes et des femmes après la naissance des enfants, (donc le temps passé à s’occuper de la maison et des enfants qui n’était pas également réparti). Eh bien, paradoxalement, cette réponse m’a donné du baume au coeur, parce que j’ai un mari qui est un papa vraiment très investi, qui trouve normal de conduire ses enfants à l’école, de les amener chez le médecin, de me laisser partir en conférence, mais également de faire le ménage, ranger les vêtements… Je me suis dit que de ce point de vue là, j’étais vraiment tranquille. Et ça m’a redonné beaucoup d’énergie et de courage, alors que parfois je me mine un peu à cause de certains comportements un peu sexistes de mes collègues.

Et puis, je me suis rendue compte, peu à peu, qu’avoir des enfants, cela me faisait du bien, y compris dans mon travail. Je me sens tellement bien en tant que maman, que cela me donne de la confiance en moi partout ailleurs. Cela me donne plein d’énergie pour boucler les trucs, parce que je cherche à bien utiliser mon temps. Cela fait un contrepoids très important à mon boulot qui parfois est si prenant. En fait, avoir eu deux enfants, c’est surtout une grande force en plus, y compris là où je ne m’y attendais pas, dans mon travail. Avec juste quelques cernes en cadeau bonus!